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Full text of "Tableaux anciens de premier ordre"

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COLLECTION 



A. FE'BVRE 




COLLECTION 



A. FEBVRE 



ANCIEN EXPERT 



PARIS. — IMPRIMERIE DE L'ART 



J. Roua m, imprimeur- éditeur, 41, rue de la Victoire. 



CATALOGUE 



DES 



TABLEAUX ANCIENS 

DE PREMIER ORDRE 

TABLEAUX MODERNES 

OBJETS D'ART 



HAUTE CURIOSITE 

COMPOSANT LA 

COLLECTION' de feu M. A. FEBVI^E 

ANCIEN EXPERT 

ET DONT LA VENTE AURA LIEU 

HOTEL DROUOT, SALLES N° 8 & 9 
Les Lundi 17, Mardi 18, Mercredi 19 et Jeudi 20 Avril 1882 

A DEUX HEURES 



Commissaires - Priseurs 



M c HENRI LECHAT 

6, RUE BAUDIN 

(Square Montholon) 



M" PAUL CHEVALLIER 

Successeur de M c Ch. Pillet 
IO, RUE GRANGE-BATELIÈRE 



Experts pour les Tableaux : 
M. CH. GEORGE I M. VICTOR LE ROY 

12, RUE LAFFITTE, PARIS J l8, RUE DES CHEVALIERS, BRUXELLES 

Pour les Objets d'art : M. CH. M AN N H EIM , 7, rue Saint-Georges. 



EXPOSITIONS 



PARTICULIERE I 
Le Samedi 15 Avril 1882. 



PUBLIQUE : 
Le Dimanche 16 Avril 1882. 



DE UNE HEURE A CINQ HEURES 



CONDITIONS DE LA VENTE 



Elle sera faite au comptant. 

Les acquéreurs payeront cinq pour cent en sus des enchères. 

L'exposition mettant le public à même de se rendre compte de l'état des objets, il ne 
sera admis aucune réclamation une fois l'adjudication prononcée. 



ALEXIS FEBVRE 



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i Tallemant des Réaux, de très observatrice et de 
non moins indiscrète mémoire — ce dont la posté- 
rité lui rend grâce, — si Tallemant des Réaux était 
encore de ce monde, il n'eût pas failli à s'emparer 
de ce Parisien de physionomie si originale, et à lui 
donner une place parmi ses Historiettes. Il F y eût 
mis en vive lumière, croquant d'un trait rapide, 
d'un accent incisif, le masque quelque peu faunesque au regard spiri- 
tuel et franc, au sourire narquois et bon enfant, à l'accueil brusque, 
ouvert, orageux, jovial, massacrant, fantasque, au fond toujours bien- 
veillant et loyal, de ce Gaulois de pure race dont les tempêtes ne 
dépassèrent jamais un verre d'eau. Personne ne fut moins rancunier, 
ne fut plus prompt à l'oubli, du moment où il ne s'agissait pas d'une 
mauvaise action ; ah ! dame, dans ce cas il mordait bien et longtemps, 
ce qui est tout à son honneur. En un mot, pour tous ceux qui l'ont 
bien connu, ce fut quelqu'un. 



II 



Alexis-Joseph Fcbvre est mort le 5 décembre dernier à Boulogne- 
sur-Seine, qu'il habitait en sage, dont toutes les journées se passaient 
à Paris où il les faisait le plus longues possible. Il avait soixante 



1 1 



et onze ans — personne ne les lui eut donnes; — très robuste, il 
paraissait destiné à vivre île longues années encore, mais peu d'hommes 
se sont plus reposés sur une santé de 1er pour n'en prendre aucun 
soin et se jouer des imprudent 

Né à Paris et Parisien des pieds à la tète, il avait débuté par 

chercher fortune à l'étranger. 11 habita quelque temps la Belgique, et 

commença par ouvrir à Bruxelles un atelier de dorure, tout en s'oc- 

cupant de tableaux chaque fois que se présentait à lui quelque occasion 

.propice. 

Bientôt la nostalgie le prit; il se hâta de rentrer à Paris et s'établit 
doreur sur bois, rue de Choiscul. Vers i85o, il dit adieu définitif à 
l'industrie à laquelle il avait demandé les premiers éléments de sa 
fortune, et, allant où l'appelait une véritable vocation, il devint expert 
en tableaux et objets d'art, et obtint justement toute la confiance de 
M Bonnefons de Lavialle, l'honorable prédécesseur de M" Charles 
Pillet. Mais ce fut avec M ? Genevoix qu'il lit sa première vente célèbre, 
celle des tableaux de M. le baron de Mecklenbourg qui possédait le 
merveilleux Hobbema, devenu un des joyaux du Louvre. 11 faudrait 
de longues pages pour énumérer toutes les ventes importantes aux- 
quelles son nom est associé. Je citerai un peu à bâtons rompus les 
collections de MM. l'abbé Dufouleur, exclusivement composée d'une 
excellente série de cadres minuscules dus au pinceau des meilleurs 
maîtres des écoles flamande et hollandaise, — l'abbé possédait également 
de nombreux et fort beaux ivoires qui avaient pour unique défaut de 
ne remonter qu'au xvu e siècle ; — le baron de Comailles chez qui 
l'on admirait deux superbes Boucher — le Lever et le Coucher du 
soleil, — grandes toiles qui ornaient son hôtel du faubourg Saint- 
Honoré, voisin de celui qu'occupe maintenant M me Isaac Pereirc, et 
qui, achetées par le marquis de Hertford, se voient aujourd'hui, à 
Londres, dans le palais de Sir Richard Wallace; — Meynier Saint-Phal, 
qui vingt fois décida sa vente et vingt fois l'ajourna avant de se résigner 
à laisser se disperser ses trésors d'art au feu des enchères; — Marcille 
père, chez qui l'on inventoria la bagatelle de 4,oo5 numéros; — le 



III 



marquis de Saint-Cloud, d'Égremont, de Soyecourt, le comte d'Espagnac, 
Baroilhet le célèbre baryton, qui ne mettait jamais une dernière 
enchère sans que M e Bonnefons s'écriât : « Adjugé au roi des rois ! » 
— et la salle de murmurer me^o voce : « Pour tant d'amour, ne 
soyez pas ingrate!... » — Moret, Berthon, Moreau-Wolsey, Théodore 
Rousseau, Diaz, Fiers, Camille Roqueplan, Philippe Rousseau, Meffre, 
Louyrette, Mombro, Berryer, etc. 

Chargé par M. de Salamanca, avec feu Etienne Le Roy, de la 
vente de la riche galerie du marquis, il fit le voyage d'Espagne en 
compagnie de son ami le savant commissaire-expert des musées royaux 
de Belgique, et de leurs choix intelligents résulta le complet succès 
des enchères qui eurent lieu à Paris dans l'hôtel de la rue de la Victoire, 



III 



Prompt en toutes choses, Febvre avait un coup d'œil sûr qui le 
faisait se décider sur-le-champ. En matière d'authenticité, sa conviction 
une fois formée, il ne fallait pas songer à l'en faire démordre; il s'y 
renfermait comme dans une citadelle inaccessible, et ce au grand profit 
de ses clients. Sourd en effet aux critiques qu'il savait trop souvent 
peu sincères, il défendait avec acharnement les intérêts qui lui avaient 
été confiés, et, intervenant fréquemment de ses propres deniers, il 
démontrait, en se portant acheteur maintes fois à très gros prix, 
l'autorité de ses attributions. Sa droiture lui attirait toutes les sympa- 
thies, et ceux à qui parfois il ne ménageait point les coups de boutoir 
étaient les premiers à rendre hommage à sa probité. 



IV 

En toutes choses il aimait à aller vite et la patience n'ayant jamais 
été sa vertu maîtresse, il n'était pas étranger à l'amour du changement. 
C'est ainsi qu'ayant une première fois fait une fort jolie fortune, il se 



IV — 



réveilla un beau matin pris de passion colonisatrice; une forêt de 
chênes-lièges était à vendre en Algérie; il l'achète sans plus s'enquérir 
et le voilà aussitôt en route. 11 arrive et c'est pour voir flamber son 
acquisition; les Arabes y avaient mis le feu; elle brûlait très artisti- 
quement; il trouva que cela taisait tableau et reprit au plus vite, mais 
très philosophiquement, le chemin de Paris. 

L'expertise se chargea de combler le déficit et il ne tarda pas à 
retomber dans le même péché en se donnant je ne sais quelle mine 
algérienne, plus ou moins de Mou/.aïa, et qui lui fut tout aussi produc- 
tive que sa défunte foret. 

Plus actif que jamais, il reparut à l'hôtel Drouot, retourna à la 
Curiosité, à ses tableaux, ses premières et fidèles amours, regagna très 
largement la partie avec un entrain endiablé et n'eut rien de plus 
pressé que de tout planter là à nouveau pour aller dans le Calvados, 
doter la population de Grandcamp, où il avait des propriétés, de parcs 
à huîtres modèles qu'il installa avec tous les perfectionnements ima- 
ginables. De superbes rapports insérés au Journal Officiel témoignèrent 
de l'admiration gouvernementale pour cette entreprise d'ostréiculture 
qui est demeurée légendaire parmi les amis de Fcbvre. Animé de la foi 
la plus robuste, il n'en, rencontrait pas un sans lui promettre une 
bourriche que tous reçurent la semaine des quatre jeudis. Les huîtres 
mouraient comme des mouches, au sein des perfections protectrices 
dont il les entourait, et il était le dernier à s'en apercevoir, fortifié 
qu'il était dans ses robustes convictions par la médaille que lui avait 
spontanément décernée le ministère de la marine. Le pouvoir, à force 
de s'extasier devant le contenant, n'avait oublié que de s'occuper du 
contenu ! 

Mais Febvre ne fut jamais l'homme des illusions inébranlables. 
Un beau matin ses huîtres lui apparurent dépourvues de prestige. 
Aussi, pour s'en débarrasser, n'hésita-t-il pas à s'amputer sur-le-champ 
de quelques centaines de mille francs, et, tout joyeux de s'être dépêtré 
de ses mollusques, il revint définitivement cette fois à la peinture 
dont il s'occupa désormais jusqu'à ses derniers jours, bien moins au 



point de vue du négoce qu'en amateur tout inquiet de satisfaire ses 
passions d'artiste. Ce fut également alors qu'il forma sa collection 
d'émaux et de majoliques absolument belle et qu'il tenait jalousement 
sous clef, ne la laissant entrevoir qu'à quelques intimes à qui il ne 
cachait pas qu'il l'avait uniquement entreprise au point de vue de sa 
réputation posthume de connaisseur sérieux. 



V 



Ses brusqueries ne dissimulaient que fort mal un cœur d'or. Notre 
confrère, M. Auguste Dalligny, n'a fait que lui rendre justice en écri- 
vant dans le Journal des Arts ' : « Le nombre de gens qu'il a obligés 
est considérable. » Et, même sous les apparences les plus excentriques, 
.il avait l'art de le faire de la façon la plus délicate, ce qui est la 
meilleure manière de doubler le prix d'un service. Je n'en citerai 
qu'un exemple dont je suis à même d'attester la parfaite exactitude 
et parce que je sais être l'interprète fidèle d'un ami commun qui lui 
conserve le plus reconnaissant souvenir. La personne dont il s'agit, 
passionnée pour tout ce qui touche à l'art, venait subitement d'être 
obligée de demander à cette passion ses moyens d'existence. Elle avait 
eu le bonheur de trouver le plus bienveillant accueil, suivi du plus 
efficace appui, chez MM. Charles Mannheim et Charles Pillet. Febvre 
ne lui fut pas moins serviable sur un mot de recommandation de son 
vieil ami Etienne Le Roy 2 , et voici une des originalités auxquelles 
il eut recours pour être très efficacement utile au nouveau venu sans 
que celui-ci pût s'en douter : Un vieux brave homme infirme était 
mort, à peu près inconnu, entouré de petits tableaux qui avaient été 

i. Numéro du 9 décembre 1881. 

2. Son testament, tout semé de legs généreux, témoigne de la vivacité de ses amitiés. C'est ainsi 
que désignant les experts chargés de la vente de ses tableaux, il prie, en souvenir d'Etienne Le Roy, 
son rils M. Victor Le Roy, commissaire-expert des Musées Royaux de Belgique, de se charger de cette 
mission avec M. Charles George, qu'il tenait avec raison en particulière estime. 



VI 



Sa suprême consolation; la vente avait lieu suivant les volontés du 
défunt, à six heures du soir, dans son modeste et très lointain logis, 
vente ignorée et que le hasard avait apprise à Febvre le jour même 
des enchères. Il y court, achète presque tout pour rien, et c'était à peu 
près exclusivement des morceaux de maîtres qui lui eussent donné 
un gros bénéfice — un très excellent tableautin de Millet entre autres, 
une jeune paysanne qui est entrée dans la collection choisie d'un 
amateur belge. — 11 se faisait tard; Febvre empila ses conquêtes clans 
un fiacre, et fouette cocher! le temps de déposer le tout dans le vestibule 
de la maison qu'il occupait alors rue Saint-Georges, n° 14, et de courir 
dîner ou plutôt souper dans un des cabarets du boulevard des Italiens. 
Il mourait de faim, avait large appétit, lit grandement honneur au repas, 
causa avec plus de verve que jamais — dans l'intimité c'était un 
causeur incomparable. — Le temps s'était si bien écoulé que ce 
fut à deux heures du matin seulement qu'il se retrouva devant sa porte. 
Entrer et ressortir fut l'affaire d'un instant, et, s'étant juré de ne 
pas se coucher avant d'avoir mis à exécution le projet qu'il ruminait, 
il s'en alla sonner chez celui à qui il tenait à rendre service. Le 
pauvre garçon ne possédait pas le moindre domestique; de vieux, très 
vieux concierges se chargaient de son ménage; ils étaient chaque soir 
dépositaires de sa clef qu'un louis les décida facilement à livrer à leur 
trouble-sommeil, et celui-ci d'ouvrir l'appartement et d'aller droit au 
lit qui se dissimulait derrière un paravent. Le dormeur est réveillé 
en sursaut et le petit Millet lui est, à la lueur d'une bougie, offert 
quasi pour rien. Il croit à une plaisanterie et répond par un refus. 
Febvre n'entend pas de cette oreille-là, jette bas les couvertures, ne 
s'inquiète pas de l'ahurissement provoqué par son invasion, force sa 
victime à se lever, lui tend des vêtements, la fait s'habiller quand 
même : « Et maintenant chez moi ! » s'écrie-t-il ; « voilà un tableau 
de vendu; il s'agit de m'en prendre immédiatement vingt-deux autres! » 
Ainsi dit, ainsi fait, en dépit de toutes les protestations de l'acheteur 
malgré lui. 

Et Febvre de se coucher à l'aurore, en se réjouissant du bénéfice 



VII 



que réaliserait son nocturne acquéreur. Quant à lui, il avait, comme 
Titus, gagné sa journée ; c'était l'essentiel pour cet excellent homme. 



VI 



Des années s'étaient écoulées depuis qu'il avait renoncé à exercer 
les fonctions d'expert, et dans le monde de la Curiosité une nouvelle 
génération s'était élevée pour qui il ne comptait plus guère. Par la 
collection formée dans les dernières années de sa vie et dont M. Charles 
Mannheim a si savamment rédigé le Catalogue, il inflige une leçon 
posthume sans réplique à cet injuste dédain. 

On réunirait difficilement aujourd'hui, et en aussi peu de temps, de 
plus remarquables émaux champlevés, de plus parfaits spécimens des 
maîtres émailleurs limousins, de plus beaux échantillons de majoliques. 

La châsse du xm e siècle, précieux travail des bords du Rhin, 
constitue, par le soin extraordinaire et la richesse de son exécution, un 
véritable modèle du genre. 

Une crosse de même nature et de même époque, mais exécutée à 
Limoges, n'est pas moins intéressante. 

Nardon Pénicaud, avec son adorable Annonciation, Jean 1 er Pénicaud 
avec une scène tirée de l'Enéide, et qui ne comprend pas moins de 
vingt-deux figures, Martin Didier dit Pape avec sa Mise au tombeau 
d'un si grand caractère. Pierre Pénicaud avec sa série de plaques repré- 
sentant les Commandements de Dieu, Léonard Limousin, Pierre Ray- 
mond, Jean Courtois, • — ce dernier avec cinq assiettes exquises — 
Kip, Pierre Courtois, etc., retracent dans sa plus haute expression 
l'ère glorieuse des grands émailleurs limousins de la Renaissance. 

« L'Art de terre » n'avait dans l'estime de M. Febvre qu'un 
champion français digne de lutter de renommée avec les maîtres de la 
faïence italienne. J'ai nommé Bernard Palissy. 

Les fabriques de Pesaro, de Deruta et de Castel Durante ne 
comptent chacune qu'une seule pièce ; en fin connaisseur Febvre s'était 



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surtout attache aux élégances sévères, aux fantaisies châtiées d'Urbino 
et aux éblouissements de Gubbio parmi lesquels deux plats de Maestro 
Giorgio scintillent du plus magnifique éclat. 

Il est bien curieux ce plat de i5l>S qui nous offre la traduction 
italienne de l'Enfant prodigue d'Albert Durer, — traduttore traditore, — 
vrai morceau de grand collectionneur ou de musée; le contraste est 
frappant avec cette Silvia Dclla dont le buste, tlaté de [53l, s'enlève 
sur un fond jaune mordoré bordé de dauphins, de cornes d'abondance, 
de trophées d'armes, etc., marli très décoratif qui étincelle de reflets 
métalliques bleu nacré. 



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Pour la peinture, c'était tout autre chose; Fcbvrc n'avait jamais 
cessé de se maintenir dans le mouvement; il y avait même constam- 
ment été plus que personne, et vaillamment toujours au premier 
rang. 

Lorsqu'il habitait la Belgique il alla visiter la Hollande. L'accueil 
que lui firent les deux pays l'y ramena souvent; il étudia avec une 
enthousiaste sagacité les splendeurs de Rubens, les mystères de Rem- 
brandt et les créations des disciples, reflets de ces deux dénies. Mais 
si les écoles des Flandres et de la Néerlande curent ses constantes 
prédilections, s'il ne versa jamais dans l'éclectisme, il n'en commit pas 
moins plus d'une heureuse infidélité à ses passions dominantes, en 
faveur d'un séducteur vénitien, de ce Franccsco Guardi qui le fascinait 
par son esprit, question d'intelligente affinité, et en faveur des, galants 
artistes français du xviii siècle. Lnivrants interprètes des grâces fémi- 
nines, Watteau, Boucher, Lancret reçurent maintes fois ses dévotions 
et les gens de goût applaudirent unanimement à ses adorations qui 
firent entrer plus d'un morceau précieux de ces maîtres, un instant si 
sottement dédaignés, dans la galerie du marquis de Hertford, de tous 
les connaisseurs le plus difficile à satisfaire. 



IX 



Febvre n'avait pas dressé des autels éphémères à ces charmeurs du 
pinceau en qui s'est si profondément incarné non seulement l'esprit 
français, mais le plus pétillant esprit parisien, une sorte d'extrait, de la 
Parisine, comme disait Nestor Roqueplan. 

Si Cuyp, Van Dyck, Fyt, — un Fyt superbe — Van Goyen, Hob- 
bema, Metsu, Van der Neer, Adriaan van Ostade, Rubens, Jacob Van 
Ruisdael, Jan Steen, Teniers, Wouwerman, etc., se retrouvent tout 
naturellement dans sa collection, — à côté d'un fort intéressant Flamand, 
un oublié, très injustement oublié, le Bruxellois Volders, — on y 
rencontre cette Ile enchantée de Watteau que posséda Sir Joshua 
Reynolds, de Boucher la délicieuse Toilette de Vénus, œuvre capitale 
datée de 1742 et qui occupait une place d'honneur chez le prince 
Anatole de Démidoff, et les piquantes Lavandières de 1760 qui ornaient 
à San Donato le cabinet du prince Paul; enfin de Nicolas Lancret cette 
irrésistible Ronde champêtre, que je cite la dernière parce qu'elle me 
permet de signaler une fois de plus un de ces traits si nombreux dans 
la vie de Febvre et qui assurent un long et sympathique respect à sa 
mémoire. II. avait possédé cette toile célèbre et ne s'était décidé à s'en 
séparer que sur les instances d'une tierce personne. Celle-ci avait 
revendu le tableau à un collectionneur dont l'importante galerie fut, il 
y a un an, l'objet d'une des dernières mais non des moins brillantes 
victoires remportées par M e Charles Pillet. 

On avait beaucoup jasé avant les enchères et d'aucuns prédisaient 
de cruels mécomptes au propriétaire. 

Febvre ne dit mot, se rendit à la vente, y fit de nombreux achats, 
et lorsque la Ronde champêtre fut mise sur table, haussant d'un seul 
coup de la bagatelle de vingt mille francs, il racheta son tableau au 
prix que l'avait payé le vendeur. 

Je m'arrête; ceci le peint tout entier et le loue mieux et plus 
dignement que personne ne saurait le faire. 

Paul Leroi. 




BAUDOUIN 



(Attribué à Pierre-Antoine) 



Né à Paris en 172?. — Mort en 1769. 









1 — La Surprise. 



Dans une pièce en forme de rotonde, ornée de colonnes et très élégamment 
meublée, deux amoureux, surpris par quelque visite inattendue, se sont cachés 
précipitamment derrière les grands rideaux verts d'un lit à dôme. La dame montre 
son visage effaré entre les rideaux. 

A gauche, une table servie devant la cheminée. A droite, pêle-mêle sur un 
fauteuil, une robe de soie, un habit de velours, un tricorne, un chapeau à plumes 
et rubans. 

Bois. Haut., | | cent.; larg., 36 Cent. 






BOUCHER 



ï H \ N i OIS] 



Ne à Paris en 1704. — Mort en 1770. 



2 — La Toilette de Vénus. 



' 3 










La déesse, assise sur un tertre, reçoit les soins de ses nymphes, qui la parent île 
perles. In Amour lui présente le miroir, et un autre essaye ses flèches. 



Charmant tableau, très ferme d'exécution. 
Signé et daté 174.;. 

Collection de San Donato, 1S70. \ "> 
Gravé par Abot. 

1 ilc. Haut., 1 m. 2 f > cent.: larg., 1 m. 1" cent. 



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BOUCHER 

(François) 

Les Lavandières. 

A droite, des blanchisseuses que vient surprendre un jeune gars qui s'est faufilé 
parmi les rochers et les arbres de la foret. 

Belle qualité. Signé et daté 1760. 

Gravé dans l'Art par L. Desbrosses. 

Vente de San Donato, n" 147M du catalogue. 

Toile. Haut , 49 cent.; laig., 58 cent. 



BOUCHER 

(François) 

La Musique. 

Une jeune fille, blonde, personnifie la Musique. Etendue sur un nuage, dans une 
pose pleine de grâce, elle agite un tambour de basque. L'Amour lui offre une 
guirlande de fleurs. Elle est vêtue d'une tunique blanche et d'une ample écharpe de 
soie bleu d'azur qui ondule derrière elle, l'entoure et vient se replier sur les genoux. 
A côté d'elle est une couronne de laurier. 

Œuvre charmante pour la facilité de l'exécution, la fraîcheur et l'éclat du coloris. 

Toile. Haut., 1 m. 8 cent.; larg., 1 m. 40. 



BRUANDET 

(Louis) 
Mort en i8o3. 

5 — Vue d'un parc. ( ~y-« r 

Des personnages sont en promenade dans un parc, autour d'un grand bassin 
alimenté par une belle fontaine ornée de lions en bronze et couronnée parles statues 
de Neptune et d'Amphitrite. 

Bois. Haut., 59 cent.; larg., 5o cent. 



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CHARLIER 

(Jacques) 

xviii* siècle. 

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6 — Le Sommeil des Bacchantes. 

Guides par l'Amour, dos faunes surprennent des bacchantes endormies. 
Très belle gouache. 

II. un.. |S cent; larg.. 



DESPORTES 

| F R A n ( : o i s i 
Ne en 1661. — Mort à Paris en 174?. 

n 7 — La Chasse au sanglier. 

Le sanglier, vu de face, est aux prises avec la meute. Deux chiens sont renverses 
et blessés. 

Signé à gauche. 

Toile. Haut., 90 cent.; larg., 1 m. 16 cent. 



DROUAIS 

(François- Hubert) 

Ne à Paris en 1727. — Mort en 1775. 



8 — Portrait de la marquise de Pompadour. 

A mi-corps, presque de face, les cheveux frisés et poudrés. Elle est vêtue d'une 
robe blanche décolletée et à manches courtes, laissant les bras nus. De la main droite 
elle ramène sur sa poitrine une peau de léopard, fixée à l'épaule par un cordon rouge. 
Elle porte un collier et un bracelet de perles. 

Ce portrait, de tout point ravissant, est signé ainsi : Drouais le fils ij'io. 

Toile. Haut . '>| cent.; larg., 52 cent. 




FRAGONARD 

(Honoré) 
Né à Grasse en i~3i. — Mort à Paris c-n 1806. 



9 — La Fontaine. 

Deux enfants se suspendent au tablier d'une jeune fille qui emplit un seau à une 
fontaine de style égyptien, surmontée de statues supportant une sphère. A droite, 
deux dindons, et contre la porte d'un hangar, une amphore, un poêlon, des 
poteries. 

Esquisse d'un effet très vigoureux. 

Toile. Haut ,48 cent ; larg., 60 cent. 



FRAGONARD 

(Honoré) 

10 — Etang dans un bois. 

Deux petites filles sont entrées dans l'eau pour faire la pêche aux écrevisses. Un 
chien aboie contre des canards. Un sentier longe la berge plantée de saules et couverte 
de broussailles et de buissons. 

Toile. Haut., 64 cent.; larg., 72 cent. 



FRAGONARD 

(Attribué à) 

1 1 — Les Lavandières. 

Elles font la lessive dans un souterrain où monte une épaisse buée. 

Toile. Haut., 42 cent.; larg., 48 cent. 



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GREUZE 



(Jean-Baptistk) 



Ne à Tournus en \ji?. — Mort en i8<>5. 



12 — L'Effroi. 







Le charmant et sympathique visage d'une jeune fille blonde, vue de trois quarts, 
se détache sur un ciel orageux. Ses cheveux et la voilette qui les couvre sont soulevés 
par le vent. Elle joint les mains à hauteur du menton et sa physionomie exprime la 
crainte. 

Peint de verve. De haute qualité. 



Gravé par Salmon. 



lioië. Haut., i? cent.; larg.. 3K cent. 










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F F R 






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GREUZE 

(Jean-Baptiste) 



i3 — Tête d'enfant. 

Garçon d'une douzaine d'années, à la chevelure blonde, bouclée, la tète légèrement 
inclinée sur l'épaule gauche. Il est vêtu d'un habit gris et d'un gilet rouge entr'ouvert 
sur la poitrine. — Buste. 

Charmant tableau, de la meilleure facture de l'artiste. 

Toile. Haut., 46 cent.; larg., 37 cent. 



GREUZE 

(Jean-Baptiste) 



14 — Portrait du peintre. 

« Le maître s'est représenté assis à une table, la plume à la main, la tête poudrée 
et tournée de trois quarts vers la droite. 

« Excellent portrait que Greuze peignit pour M. le commandeur Nicolas de 
Demidoff, son protecteur. » 

Vente San Donato, n° 1472 du catalogue. 

Haut., 91 cent.; larg., 71 cent. 



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10 — 



LAGRENEE 

(Louis-Jean-François) 

Ne .1 Paris en 17-4. — Mort au I. ouvre en i8o5. 



i5 — Le Sommeil de Venus. . , 

Accoudée sur un tertre, lu déesse est mollement couchée sur un flot de draperies 
blanches et roses. Cupidon est aussi endormi, la tète appuyée sur le genou de sa 
mère ; son carquois est suspendu à une branche d'arbre. 

Signe : /.. Lag*. 1 ~j<>. 

Cuivre. Haut., ï3 cent.; larg.. 20 cent. 






LAGRENEE 

(Louis-Je an-François) 



16 — La Baigneuse. 






Nue, assise au bord d'un ruisseau, les jambes croisées, un pied dans l'eau, une 
jeune fille regarde avec curiosité deux tourterelles qui se becquettent sur le sable. 

Toile. Haut.. 73 cent.; larg., 90 cent. 



I I 



LANCRET 

(Nicolas) 
Né en 1G90. — Mort à Paris en 174^. 



17 — La Ronde champêtre. 



C* 






« Au milieu d'un gai paysage, des jeunes gens se livrent au plaisir de la danse 
autour du mat qui leur a servi de but pour le tir à l'arc. 

« Un jeune garçon, vêtu d'un élégant justaucorps bleu ciel, mène joyeusement la 
ronde, entraînant à sa suite une ravissante jeune tille en costume rose. Le cavalier à 

qui elle donne l'autre main porte un coquet vêtement rose et blanc. Tous les autres — f Oùà 

couples suivent la ronde animée. 

« A gauche, près d'un paysan tenant un enfant dans ses bras, est assis le joueur 
de musette qui conduit la danse. 

« Près de là, d'autres jeunes gens et jeunes tilles attendent le moment de se livrer 
à leurs ébats 

« A droite, deux galants oflrent des rieurs à une jeune femme près de laquelle 
ils s'empressent et, près d'eux, une autre reçoit la déclaration de son voisin. 

« Des arcs et des flèches sont à terre. 

« Ce délicieux tableau, dans lequel on ne compte pas moins de vingt et un 
personnages, peut être regardé comme l'œuvre la plus complète en même temps que 
la plus gracieuse qui soit sortie des mains de ce maître. On y trouve réunis tout le 
charme et l'esprit qui caractérisent l'École française au xviu e siècle. » 

Parfaite conservation. 

Collection de M. le baron de Beurnonville. 
Gravé par Cit. de Billy. 

Toile. Haut., S6 cent.; larg., 1 m. 3o cent. 






LANCRET 

N I COI. A s) 



18 — La Bonne Aventure. 



i*) 






Dans l'allie ombreuse d'un parc, deux jeunes femmes ont rencontré une 
bohémienne qui leur dit la bonne aventure. 

Toile. Haut., 3j cent.; larg., 20. cent 

LANCRET 

(Nicolas) 

iq — L'Escarpolette. ' 

Ç/ l 

Dans une clairière, à l'ombre des grands arbres, des couples galants se reposent 
sur le gazon, entourant une jeune dame, vêtue de satin jaune. Elle est assise sur le 
siège de l'escarpolette que fait mouvoir, en tirant sur une corde, un jeune homme 
portant un pourpoint de velours rouge. 

A droite, une dame, debout, joue de l'éventail; une autre s'accoude sur un mur 
d'appui. 

Toile. Haut.. 60 cent.; larg., -\ cent. 



LANCRET 

(Attribué à Nicolas) 

20 — La Cueillette des poires. 

« A gauche, près d'une fontaine monumentale, plusieurs jeunes femmes sont 
assises et admirent la beauté des fruits épars à leurs pieds. Un galant prépare un 
ravissant bouquet. A droite, monté sur une échelle, un paysan cueille des poires, 
qu'il jette dans le tablier d'une jeune fille, pendant qu'un autre personnage donne des 
coups de bêche au pied de l'arbre. » 

Toile Haut., ?5 cent.; larg , 78 cent. 






— i3 — 

LANCRET 

Attribue à Nicolas] 



21 — La Rose offerte. 

Deux amoureux sont assis sur un tertre, au pied d'un bouquet d'arbres. Son cha- 
peau à la main, le galant présente une rose que la belle saisit avec empressement. 
Elle est vêtue en bergère Louis XV, corsage rose agrémenté de rubans bleus et tablier 
retroussé sur la jupe. 

Toile. Haut., ~3 cent.; larg., j3 cent. 



LARGILLIERE 

(Nicolas) 
Né à Paris en i656. — Mort en 1746. 

22 — Jeune Femme, en chasseresse. ^ff // y 

Vêtue d'un costume aux nuances claires, tenant une perdrix d'une main, son fusil 



de l'autre, elle est debout devant un tertre où sont jetées plusieurs pièces de gibier. 
Esquisse. 

Haut., 22 cent.; larg., 16 cent. 



LA TOUR 

(Maurice Quentin de) 
Né à Saint-Quentin en 1704. — Mort en 1788. 



23 — Portrait du père de Chardin. 



De face, les cheveux poudrés. 
Préparation au pastel. 

Haut., 3 1 cent.; larg., 23 cent. 









— i 4 — 



LOO 

( A M EDEE- P II I 1.1 l'I'K \'.V\ I 

Nu ;'i Turin en 1715. — Mort en '■'. 



24 — Portrait d'une daine et de sa fille. /* t 1^ 

La dame est assise et porte une robe de soie jaune à ramages, avec nœud de soie 
crise au corsage; bonnet, tour de cou et manchettes en dentelle. Elle a la main appuyée 
sur l'épaule de sa fille qui est debout, en robe de soie bleue, et tient une pêche. 

Toile. Haut., i m.; larg., 80 cent. 



MARNE 

(Jean- Louis de) 

Né à Bruxelles en 1744. — Mort à Paris en 1829. 

2 5 — L'Abreuvoir. 

A gauche, une fontaine, construite auprès d'un vieux chêne dont les branches 
retombent en berceau, alimente un ruisseau où viennent se désaltérer des moutons 
conduits par une bergère tenant une quenouille. 

Une lavandière se tient debout contre la fontaine, une main sur la hanche, un 
baquet sur la tête. Un paysan à cheval se penche pour embrasser une autre lavan- 
dière qui se débat en riant. 

Une vache s'abreuve, un chien court, un autre chien ramasse un os. Montée sur 
son âne, une laitière qui revient de la ville soutient devant elle un petit garçon armé 
d'une baguette et assis à califourchon sur le cou de la bete. 

Au second plan, sur la grand'route, un homme conduit sa vache. 

Bois. Haut., (2 cent.; lurp., 5 1 coin. 







' 






i5 — 



NATTIER 

(Jean- M arc) 
Né en 1 685. — Mort à Paris en 1766. 

26 — Portrait de Gabrielle-Émilie le Tonnelier de Breteuil, marquise 
du Chas te le t. 

J Hq + * 

Assise, de face, tête nue, les cheveux ramenés en arrière, vêtue d'une tunique 
de soie blanche décolletée, avec manteau de satin rouge drapé sur les genoux, elle 
s'appuie négligemment du bras gauche sur un livre ouvert, portant pour titre : Traité 
de l'Amour et de l'Amitié. Le bras droit est étendu, la main ouverte. 

Pour fond, un ciel gris sur lequel se détachent les rameaux verts d'un chêne, au 
tronc enlacé de lierre. 

Gravé par Gaujean. 

Toile. Haut., 1 m. 42 cent.; larg., 1 m. 10 cent. 



II. — 



NATTIER 

(Jean-Marc) 









27 — Portrait de Madame de Furcalquier. 



Représentée à mi-corps, de face, assise, en robe de satin blanc légèrement décol- 
letée et à manches boudantes. Une guirlande de Heurs descend en écharpe de l'épaule 
droite; d'autres fleurs ornent ses cheveux qui sont poudrés. De la main gauche, elle 
flatte un petit chien qui aboie contre une perruche perchée sur sa main droite. 

Le fond représente une campagne avec pont sur une rivière et château fort dans 
le lointain. 

Toile. Haut., 1 m. 3o cent.; larj;. , 97 cent. 



— '7 



PATER 

(Jean- Baptiste-Joseph) 
Né à Valenciennes en 1696. — Mort à Paris en 1736. 



28 — La Fête galante. 



Quatre jeunes filles apportent des corbeilles de fleurs et enguirlandent un Terme 
du dieu Pan, placé sous une niche, devant un massif de verdure. Complétant ce 
groupe gracieux, trois bergères, dont l'une se dispose à jouer de la musette, sont 
assises sur le gazon, contre une fontaine que surmonte un petit Triton à cheval sur 
un dauphin. 

Plus en avant, on joue au colin-maillard. Un galant s'empresse auprès de deux 
jeunes filles et, poussé par l'Amour, il a saisi la première pour l'embrasser. Celle-ci, 
en corsage de soie rose, en jupe bouffante de satin blanc, soulève le bandeau qui 
couvrait ses yeux. 

Trois autres petits Cupidons planent au-dessus d'eux. 

Au second plan, à droite, on aperçoit deux amoureux assis sous les arbres, auprès 
d'un rocher tapissé de lierre. 

Gravé par Champolhon. r***- 

Toile. Haut., ui cent.; larg., 71 cent. 









PATER 

(Jean-Baptiste-Joseph) 
•_>() Les Plaisirs du bain. I y (/ * 

Un essaim do jeunes femmes, mignardes et pimpantes, s'e^t éparpillé autour d'un 
bassin alimenté par une jolie fontaine que surmonte un groupe de Tritons. Une 
baigneuse prend plaisir à recevoir l'eau qui tombe en pluie, débordant de la vasque. 

En premier plan, à droite, deux femmes en peignoir, l'eau à moitié jambes, 
marchent avec précaution dans le bassin. Sur la berge, à l'ombre des arbres sécu- 
laires, étalant leurs toilettes dans l'herbe, cinq élégantes prennent une collation. 

A gauche, une dame debout, tenant un éventail, cause avec une autre dame, en 
satin rouge, étendue sur le ijazon ; une troisième, à demi vêtue, assise au bord de 
j * l'eau, excite du geste deux chiens qui nagent. 

Un peu plus loin, devant une villa à l'italienne, sous une draperie rouge suspen- 
due aux branches on entoure et on tête celle qui paraît être la reine de toutes ces 
beautés. On lui présente des fruits dans une corbeille. 

Trois jeunes gens, des indiscrets, se sont faufilés à travers les buissons du parc et 
se cachent derrière la draperie. 

On ne compte pas moins de trente et une figures dans cette charmante compo- 
sition. 

Toile. Haut., 55 ..eut.; lar^., 76 cent. 



PRUD'HON 

1 Pierre) 

Ne à Cluny en 1758. — Mort à Paris en t.s^!>. 



3o — La Chute des Anges rebelles. 






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Composition séparée en deux groupes distincts : dans la partie supérieure, Dieu 
le l'ère, porté par des anges, vêtu d'une tunique blanche et d'un manteau bleu qui 
Hotte, les bras surélevés, les mains armées de la foudre; dans la partie inférieure, les 
anges déchus, se tordant dan-, les convulsions du désespoir. 

Belle esquisse, très énergique, signée : P. PruJIion. 

Collection Laperlier. 

Il.int , |S ^ e 1 1 1 . ; larg . -u CCM 



'9 



SWEBACH 

(J a cques-Fr. -Joseph) 

Né en 17Ô9. — Mort en 1823. — Metz. 



3i — Convoi militaire. 

Un officier s'apprête à monter à cheval et donne des ordres à un dragon qui 
escorte une voiture. 

Un paysan charge une botte de paille dans la charrette où une vivandière montre 
du doigt le point vers lequel on se dirige. Dans le lointain le convoi dénie entre les 
tentes d'un camp. 

Paysage accidenté. 

Signé : Swebach, 1S04. 

Toile. I!aut., Fo cent.; lare , 1 m. 



V rx> 



TAUNAY 

(Nicolas-Antoine) 
Né à Paris en 1755. — Mort en iS3o. 



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32 — L'Hymne à la Patrie. 



Debout sur une estrade, une femme, vêtue de blanc, chante, entourée de nom- 
breux musiciens jouant de divers instruments à cordes. 

Entre les colonnes d'un portique, on aperçoit au loin la campagne, avec des 
constructions à l'italienne. 

Qualité remarquable. 

Haut., ni cent.: larg 



tante remarquât! le. 



— 20 



TRINQUESE 
(J.) 

bcole française, sviii* Biècle. 



33 — Portrait du peintre. 






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De grandeur naturelle, à mi-jambes, le corps de face, la tête de trois quarts. Che- 
veux blancs frisés. Drapé dans une robe de chambre en soie rouge doublée de sert, 
la main droite sur la hanche, la gauche appuyée sur l'angle d'une console dorée à 
dessus de marbre. 

Fond uni. 

Très beau portrait. 

Toile. Haut., i m. 28 cent.; Iarg.,01 cent. 



VIDAL 






34 — Pêches et Raisins sur une table. 

Signé. 



Toile. Haut., 22 cent.: larg., 27 cent. 



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WATTEAU 

(Antoine) 
Né à Valenciennes en 1G84. — Mort en 1721. 



35 — L'Ile enchantée. 

« A droite et à gauche, de grands arbres qui bordent un lac, derrière lequel se 
déroule une chaîne de montagnes. 

« Au premier plan, à droite, un cavalier et une dame se promènent. 

« Tout le côté gauche est occupe' par huit autres cavaliers et sept dames étendues 
sur l'herbe où ils devisent d'amour. Un couple est debout dans le coin à gauche. » 

Collections de M. Cartaud, de Sir Joshua Reynolds et de M. Holworthy. 

Galerie de M. John W. Wilson, n° 25 du Catalogue. 

Gravé par J. P. Lebas et par G. Greux. 

Toile. Haut., 46 cent.; larg., 56 cent. 



• ■ 



WATTEAU 



(Attribue à Antoinei 



>3* 



36 — Le Lorgneur. 



Debout, vêtu à la mode espagnole, en pourpoint de velours rouge à crevés, avec 
fraise et manchettes bouillonnées, un guitariste regarde tendrement une jeune dame 
assise à terre, vue de profil, un éventail à la main et vêtue de soie jaune. A côté 
d'elle un jeune homme joue de la rlûte. 

Kois liant., .|o ccnl.: larg., 2N cent. 



3j — La Leçon de flûte. 



Un berger assis sur l'herbe, un panier de raisins entre les jambes, s'apprête à 
jouer de la Hûte. Il adresse un propos galant à une jeune femme assise à côté de lui. 
Elle est coiffée d'une toque rose et porte un corsage à raies de couleurs, et une jupe 
rouge sur laquelle elle retrousse son tablier. 

Bois, liant., |o cent.: larg., 2^ cent. 



ÉCOLE FRANÇAISE 






38-39 — Louis XV L et Marie- Antoinette. 

Le roi et la reine sont représentés en costumes de cour. 
Deux petits portraits de forme ovale. 






Toile, liant., 33 cent.; larg., ï8 cent. 



ECOLE FRANÇAISE 



X V I 1 1 r SIECLE 



40 — Portrait de femme. 






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Jeune femme de trois quarts, les cheveux frisés et poudrés, en peignoir blanc 
bordé de dentelles avec nœud à raies bleues sur la poitrine. 

Toile, forme ovale. Haut., 64 cent.; larg., 53 cent. 



ÉCOLE FRANÇAISE 



XVIII e SIECLE 



41 — Le Seigneur bienfaisant. 



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Jolie esquisse. 



Haut., 38 cent.; larg., 53 cent. 



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BEGYN 

(Abraham) 
Mort à la fin du xvn e siècle. (Ecole hollandaise. 



42 



Un Parc. 



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Une chèvre, un bélier, des dindons auprès de ronces et de chardons, devant 
un mur surmonté d'un vase en pierre sur lequel est un paon. Un cavalier, une 
amazone et un fauconnier sont arrêtés, au second plan, au pied d'un escalier qui 
conduit à une terrasse ornée d'une fontaine. 

Toile. Haut., g5 cent.; larg., 76 cent. 



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43 



Le Dam. 



BERCKHEYDE 



(Gerrit) 



Né en i638. — Mort en 1698. 



Zî* (C/ 



« La place de Dam, à Amsterdam'; la partie droite est dans l'ombre; toute la 
partie gauche est vivement éclairée. Une foule de figures animent la scène. 

« A gauche, l'angle du palais, sur la base duquel on lisait la signature du maître, 
qui a été remplacée par celle de Van der Heyden ; sous cette dernière, on a retrouvé 
quelques traces très visibles du nom de Berckheyde. 

« Collection du comte de Rougé. » 

Galerie de M. John W. Wilson, n° 28 du catalogue. 

Toile. Haut., 78 cent.; larg., 0,3 cent. 



V?#« 






_ 2 s — 

B E R C H E M 

( N i c o i 
V à Harlem en 1624. — Mort en 16Î 

44 — Paysage et Animaux. 

Un paysan, coiffé d'un feutre gris, vêtu d'une peau de mouton, revient des champs 
assis sur son âne. Il s'est arrêté pour causer avec un villageois debout derrière une 
vache rousse, vue de profil. A droite, un chien au pied d'un arbre. Ciel chargé de 
nuées grisâtres. 

Signé. 

Bois. Haut., 3 1 cent.; larg., 27 cent. 



BRAUWER 

I A D riaan) 
Ne à Harlem en 1008. — Mort à Harlem en i63o. 

4 5 — La Rixe. 

Dans un cabaret, un homme, une cruche à la main, veut frapper son adversaire qui 
est assis sur une chaise; un troisième personnage saisit le bras du furieux pour le 
retenir; à gauche, sur la table, des dés et une cruche renversée. 

Collection de M. le baron de Beurnonville. 

Bois. Haut.. 25 cent.; larp., i<i cent. 



BRAUWER 

[ A D R I A / 

4G — - Le Fumeur. 

Coiffé d'un bonnet rond, vêtu d'une veste gris-clair et de culottes brunes, il est 
assis sur un tonneau, un coude sur la table, un pied sur une grosse pierre. La pipe à 
la main, il rejette avec délices une bouffée de fumée qu'il regarde tournoyer en l'air. 
Un camarade s'est endormi sur la table, la tète enfouie sous un feutre à larges bords 
retroussés, le front appuyé sur le bras. Prés d'une porte, au fond de la pièce, est un 
troisième personnage. 

Signé de l'initiale S 

Uni* Haut., 33 cenl : Lire., 35 *ent 



29 



BREYDEL 

(Charles, dit le Chevalier) 
Né à Anvers en 1677. — Mort à Gand en 1745. 

47 — Combat de cavalerie. *** 



Dans une plaine, deux corps de cavalerie se chargent avec furie. Sur le premier 
plan, plusieurs combattants sont désarçonnés. 

Toile. Haut., 43 cent.; larg., 56 cent. 



CUYP 

( Aelbert ) 
Né à Dordrecht en i6o5. — Mort en 1691. 



48 — Le Mangeur de moules. 



y 



Commodément installé devant sa forge, un maître forgeron, le couteau à la main, 
se délecte en mangeant les moules qui emplissent un plat de belle dimension posé 
sur un tonneau, entre ses jambes. 

Debout devant lui et semblant partager sa satisfaction, se tiennent ses deux J 

enfants : un petit garçon joufflu et souriant et une fillette, déjà grande, en casaque 
rouge et tablier blanc. Celle-ci apporte les deux compléments obligatoires du repas, 
la canette et la pipe. Un chien blanc et roux est couché auprès du tonneau. 

A droite, dans l'embrasure d'une fenêtre, apparaissent les bustes de deux notables 
de l'endroit, correctement vêtus de noir, assistant avec complaisance à cette scène de 
bonheur rustique. 

Au fond de la pièce, un ouvrier s'approche d'une meule. Des outils de toutes 
sortes, des pinces, des tenailles, des marteaux, une enclume, un étau, garnissent 
l'atelier. 

Des poules picorent parmi les coquilles de moules qui jonchent le sol. A gauche, 
sur le côté d'une boîte pleine de ferraille, sont tracées les initiales du peintre : A. C. 

Excellent tableau du maître, d'un pinceau très moelleux, d'un coloris plein de 
vigueur et d'harmonie. 

Collection Charles Hanbury Tracy. 

Smith, Catalogue raisonné, tome V, page 335, n° 178. 

Bois. Haut., 5o cent.; larg., 75 cent. 



JO 



DYCK 

(Anton Van) 
Ne à Anvers en i 5oo. — Mort à Londres en 1 64 1 . 

49 — L'Adoration des Bergers. l (j f ^ 



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3' 



Assise devant les colonnes cannelées d'un ancien palais, la Vierge Marie, la tête 
enveloppée d'un long voile, est vêtue d'une robe rose et d'un manteau bleu. Soulevant 
ce manteau, elle découvre l'Enfant Jésus endormi sur ses genoux. Trois bergers sont 
en adoration. Saint Joseph, debout derrière la Vierge, élève ses regards vers le ciel 
où apparaissent des anges, dont un déploie une banderole. 

Belle esquisse peinte par de légers frottis dans des tons transparents et avec une 
extrême sûreté de main. 

Collection de M. le baron de Beurnonville. 

Panneau. Haut., 56 cent.; larg., 41 cent. 



(« 



DYCK 

(Anton Van) , 

5o — Portrait équestre d'un commandant d'armée. 



C'est un jeune prince, tête nue, portant la cuirasse et un manteau rouge qui flotte. 
Il monte un cheval gris pommelé qui se cabre. La main gauche tient la bride, la 
droite est appuyée sur le bâton de commandement. 

Esquisse légèrement peinte dans une tonalité argentine, très délicate 

lioiv Haut., 3- cent.; larp., 28 cent. 



- 3i 



DYCK 



[Anton Van) 



5i — Henriette d'Angleterre et ses deux enfants. 



Esquisse en grisaille pour le célèbre tableau qui a été gravé par Strange. 

Bois. Haut., 3i cent.; larg., 23 cent. 






EVERDINGEN 

(Aelbert van) 
Né à Alkmaar en 1G21. — Mort en 167a. 



52 — Un Gros Temps. 



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*Le* / 



Le ciel se couvre, la mer est agitée, les bateaux de pêche rentrent au port. Au 
loin, toute une Hotte reste en panne. 

Toile. Haut., 1 mètre; larg., 1 m. 25 cent. 






FYT 

(J H AN NES) 

Ne à Anvers en tÔ23. — Mort en ?. 

53 — Gibier et Fruits. f £ 






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Un lièvre, des perdrix, des petits oiseaux, une gibecière, des raisins rouges et 
blancs, sont posés à terre, auprès d'un fragment de sculpture, sur lequel est grimpé 
un chat qui avance la patte vers le gibier. Un rideau violet est jeté contre un panier 
plein de pêches, de poires et de raisins. Au sommet du panier, sur un cep, est perché- 
un perroquet gris. 

Important tableau du maître, un chef-d'œuvre dans toute l'acception du mot ! 

Signé à droite, dans le fond : Johannes Fyt. 

Collection Mailand. 

Gravé par Edmond Von. 

Toile. Haut., i m. locent.; larg., i m. 68 cent. 



— 33 — 



GOYEN 

I J a n Van) 
Né à Leyde en 1596. — Mort à La Haye en i056. 



54 — Le Zuydei'iée. 



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La mer est jaunâtre et couverte de petites vagues régulières. Les bateaux de 
pêche sont échelonnés de distance en distance vers la droite, jusqu'à l'horizon où 
l'on aperçoit plusieurs vaisseaux de haut bord. 

A gauche, deux pécheurs conduisent un canot et du même côté, plus loin, 
quelques barques sont amarrées à l'extrémité d'une estacade. 

De beaux nuages gris, aux contours ensoleillés, montent dans l'atmosphère, 
laissant au milieu du ciel une éclaircie d'un bleu cendré. 

La coloration générale est blonde et transparente, l'exécution légère et facile. 

Signé du monogramme et daté 1 65 5 : — époque où l'artiste était dans toute la 
plénitude de son talent. 

Bois. Haut., 41 cent.; larg., 56 cent. 



GOYEN 

(Jan Van) 



l~?<s» 



55 — Un Canal en Hollande. 



Les habitations pittoresques, construites à droite au bord de l'eau, le petit escalier 
qui sert à franchir l'arche élevée sur un ruisseau, le bateau amarré à côté, le canot 
conduit par deux pêcheurs, se reflètent comme dans un miroir sur la surface unie 
d'une rivière qui se prolonge dans l'éloignement sous un ciel brumeux, chargé de 
nuées grisâtres. 

A gauche, deux bouées sont attachées à des pieux. Sur l'une l'artiste a tracé la 
date i63o. 

Bois. Haut., 17 cent.; larg., 65 cent. 

5 






• 






GUARDI 



r 1< AMKSCO) 



Ne ii Venise en 171a. — Mort en 1793 



Les quatre tableaux catalogués ci-aprèSj sous les n M 56, 57, 58 ci 5g, sont île même dimension 
et forment un ensemble remarquable et du plus haut intérêt. Ils reproduisent et résument Venise 
sous ses aspects les plus séduisants, à différentes heures de la journée. 

L'originalité de l'exécution, la franchise et la vivacité de la touche, le charme du coloris, 
l'importance des Vues représentées, placent ces quatre splendides peintures au nombre des oeuvres 
les plus accomplies qui soient sorties du pinceau du grand artiste vénitien. En outre, elles sont dans 
un état parfait de conservation. 













56 — Pia^a San Marco. 



La façade de la basilique, le Campanile et une partie du palais ducal se dressent 
au fond de la place, bordée à droite par le palais royal et à gauche par les Procu- 
râmes et la tour de l'Horloge. 

La place est animée par une foule de figurines qui circulent de tous côtés. 



Gravé par Teyssonnières. 




Haut.. 70 cent.: \i\f... oS cent. 



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(Francesco) 



57 — La Pianetta. 



A gauche, l'angle du palais des Doges ; à droite, les bâtiments de l'ancienne 
bibliothèque. Au centre, les deux colonnes de granit que surmontent le lion ailé de 
Saint-Marc et la statue de saint Théodore. 

On aperçoit au loin l'église de Saint-Georges-Majeur. 

Sur la place, des promeneurs, des marchands. 

Gravé par Léon Gaucherel. 

Toile. Haut., 70 cent.: l.irg., q5 cent. 



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GUARDI 

i Francesco) 



58 — San Giorgio Maggiore. 

Sur le quai, à gauche, la façade principale de l'église, le dôme et le Campanile. 
A droite, l'île de la Giudecca et l'église du Rédempteur. 

Sur le devant de la composition, le grand canal avec de nombreuses gondoles et 
des chalands qui se croisent en tous sens. A l'horizon, la pleine mer. 

Gravé par Boulard fils. 

Toile. Haut., 70 cent.; larg., <i5 cent. 



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GUARDI 

( Francesco) 



59 — Santa Maria délia Salute. 

Des gondoles sillonnent le grand canal, un bateau de transport est amarré sur la 
gauche. A droite, sur le quai, la façade de l'église et, un peu plus loin, les bâtiments 
de la douane. 

Au loin, le quartier des Esclavons et l'arsenal. 

Gravé par Gustave Greux. 

Toile. Haut., 70 cent.; larg., q.5 cent. 






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I |. \ M I ~-i («I 

La Place Saint-Marc. 



A droite, la façade du palais royal ; à gauche, les Procuraties et la tour de 
l'Horloge. Au centre, le Campanile. Au fond, la façade de la basilique avec ses 

dômes et ses clochetons. 

De nombreux personnages circulent aux différents plans de l'immense place. 
Ciel bleu traversé de légers nuages aux contours dorés. 

foile. Haut., '»> cent.; larg., gn cent. 



GUARDI 

i F RANCES< 0) 

61 — Vue de la Pia^etta, à Venise. 

Les Loges, la partie basse du Campanile et la façade Je la Bibliothèque. Au 
second plan, auprès de la colonne de Saint-Théodore, la foule entoure un prédi- 
cateur. 

Sur la place, des bourgeois, des magistrats en promenade, des marchands de 

fruits. 

Toile, liant.. 5g cent.; lai^.. 04 cent. 

62 — Autre Vue de la Pia{{etta. 

Le palais des Doges et, au second plan, les colonnes du lion de Saint-Marc et de 
Saint-Théodore. Au fond, la mer et le quartier de la douane. De nombreux person- 
nages animent la place. 

Ces deux tableaux, formant pendants, sont de la première manière de l'artiste. 

Toile. Haut., 5g cent.; larg., <m cent. 



HAGEN 

(J AN Van h 1; R ) 
Ne à La Haye en i635. Mon en 1679. 

63 — Chasse au renard. 

Sur le bord d'un étang, en foret, des chasseurs poursuivent un renard forcé par 
les chiens. A gauche, un chemin se dirige vers une habitation de plaisance. 
Les ligures et les animaux sont dus au pinceau de Helt-Stokade. 

Collection de M. de Mal val, de Lyon. 

Toile. Haut., 65 cent.; larg., v i conl 



-V» 



HALS 

( F R A N S ) 

Né à Anvers en 1584. ■ — Mort à Harlem en 1666. 



64 — Portrait de femme. 

Dame hollandaise, vue en buste, presque de face, vêtue d'une robe de soie noire. 
Son visage aux traits accentués, au teint colore, se détache sur les oreillettes en gaze 
de son bonnet et sur une fraise plissée et empesée. 

Peinture franche, robuste, admirable d'énergie et de naturel. 

Bois. Haut., 41 cent.; larg., 33 cent. 



HOBBEMA 

IMeindert) 
Né à Amsterdam en i638. — Mort en 1709. 



65 — Maison de campagne hollandaise. 



« Un jardin bordé d'ormes, en avant d'une habitation bourgeoise. A gauche, une ■ c^. 

route qui se contourne sur le premier plan. Le long de la route, quelques figurines, 
un cavalier et une voiture à deux chevaux. 

« Mais l'exécution fait oublier l'insignifiance du sujet. La couleur est forte et 
juste, la perspective bien graduée, le- ciel profond et d'une belle tonalité. On attribue ^/c£ ^V-*"" 1 
les figures à Nicolas de Helt-Stokade. » W. Burger. 



Signé : Hobbema. 

Catalogué dans Smith, n° 3o, vol. VI, page 1 23. 

Collections Lanjac, 1808; Erard, 1832; Tardieu, 1841; de Morny, Piérard, 
Pereire et John W. Wilson. 

Toile. Haut., <r cent.: lare., r m. 22 cent. 



— 4 o — 

JORDAENS 

il u:ohl 
Ne à Vnvers en i5g3. — Mon en 167% 1 

66 — Portrait de Catherine Van Xoort, épouse de Jordaens. 

Elle a une physionomie ouverte et provenante. Ses longs cheveux blonds frisés 
en spirale descendent le long des joues. Elle porte une parure de perles, pendants 
d'oreilles, collier et bracelets. Sa robe de velours rouge, à parements brodes d'or, est 
recouverte d'une guimpe en linon nouée sur la poitrine et ornée d'une broche en 
pierreries. 

Ses mains tiennent un chasse-mouches en plumes ; elle est assise auprès d'une 
fenêtre garnie de rideaux en damas. 

Toile. Haut., 03 cent.; larg.. 72 «.ont. 



KEYSER 

(Thomas de) 
Né en i5q5. — Mort à Amsterdam en 1669. 



67 — Portrait de femme. 



LfUVO 



a Vue à mi-corps, elle porte une cornette blanche, une large fraise et un vêtement 
noir, orné de quelques broderies. La main droite est à demi fermée, avec bague 
/ O (j ) à l'index. » 

Collection Roxard de la Salle. — N" 20 du catalogue. 

Bois. Haut., 70 cent.; larg., 55 cent. 



LAMPI 

( J e an - Baptiste) 

Né en 1 7 3 a . — Mort en i83o. (École allemande.) 

68 — Rêverie. 

Jeune tille rêveuse, représentée en buste dans un paysage. Sa robe blanche 
décolletée est recouverte d'une ample draperie rose. Ses cheveux blonds, bouclés, 
sont maintenus par un ruban en soie. 

Signé en toutes lettres : Chevalier Lampi pin.xit 

Toile. Haut., 71 cent.; larg., ?S cent. 



— 4i — 

LAMPI 

(Jean -Baptiste) 



69 — Hébé, 



£ c^J 



De face, souriante, une rose dans la coiffure, un bracelet de perles au poignet, 
elle tient des deux mains une aiguière en or. Une écharpe orangée est passée sur sa 
tunique en soie verte. 

Toile, forme ovale. Haut., 82 cent.; larg., 65 cent. 



MACHIAVELLI 

(Zenobio de) 
Elève de Benozzo Gozzoli, xv e siècle. (Ecole italienne/ 



70 — Un Saint. 



71 — Le Christ an tombeau. 



Le Sauveur est debout dans son tombeau. Deux anges soutiennent une draperie 
derrière lui. 

Bois. Haut., 59 cent ; larg., 35 cent. 
6 



^ J 



Il est debout, pieds nus, drapé dans un ample manteau rouge, tenant un livre de 
a main droite et son bâton de pèlerin dans la main gauche. * -^ 

Fond doré. 

Haut., cadre compris, 1 m. 64 cent.; larg., tio cent. 



MANTEGNA 

(Ecole d'Andréa) 



? 



4- 



MEMLING 

i I I v N S ) 
Bruges, w siècle. 



72 — Le Miracle de la Messe (triptyque). ,j 







Panneau central : un prêtre otlicio à l'autel sur lequel Jésus lui apparaît, entouré 
des instruments de la Passion. A gauche, deux diacres agenouillés, dont l'un tient 
une mitre. A droite, un lévite tenant un cierge. 

Volet de droite : saint Jérôme au désert. 

Volet de gauche : saint Michel, revêtu de l'armure, tenant en mains les balances 
de la Justice divine et foulant aux pieds le démon. 

Précieux petit tableau. La coloration est d'une grande finesse, le dessin d'un beau 
caractère. 

Hauteur Je chaque panneau. i5 cent.; larg., g cent. 



MENGS 

(Antoine-Rapha el) 
Ne en 17^8. — Mort à Rome en 17711. Ecole allemande. 






7 3 — Portrait d'un peintre. 




De trois quarts, le visage imberbe, les cheveux poudrés, en robe de chambre 
violette doublée de soie verte, avec jabot et manchettes en dentelle, il est assis, la 
palette à la main, devant son chevalet et montre de l'index le portrait auquel il 
travaille. 

Toile liant., 83 cent.; larg . , i vent 



-p 



METSU 

(Gabriel) 
Né à Leydc en 16 1 5. — Mort à Amsterdam en i65S. 



74 - - Le Déjeuner frugal. 



1/ V 



Dans une cabane aux murailles rayées de poutrelles et de solives, une vieille 
femme est assise, les pieds sur une chaufferette, et coupe une tranche de jambon 
dans un plat en terre rouge, posé à côté d'un morceau de pain, au milieu d'une 
serviette déployée en manière de nappe sur le tabouret triangulaire qui tient lieu de 
table. — Table insuffisante, puisque le verre à demi plein a dû être relégué sur le 
parquet. 

La vieille, coiffée d'un capuchon noir, est vêtue d'une robe brune à pèlerine, 
d'une guimpe de grosse toile et d'un tablier bleu. 

Sur le devant, à droite, un chat nettoie un os. A gauche, quelques branches et du 
bois à brûler. Au fond, une marmite dans l'àtre et un balai contre un des montants 
de la cheminée sur laquelle sont accrochées une hachette, une poêle, une botte 
d'oignons et une ardoise portant la signature de l'artiste. Derrière la vieille, une 
lanterne, suspendue à une poutre. 

Œuvre des plus remarquables par l'ampleur de la facture, la vérité de l'effet, la 
savante interprétation du clair-obscur. 

Toile. Haut., S2 cent.; larg., 66 cent. 



MURANT 

iEmmanuei.) 
Né en 1622. — Mort à Leeuwarden en 1700. 

75 — La Ferme hollandaise. 

Une ferme aux murs de briques rouges, à la toiture de chaume, avec son pigeon- 
nier en l'air, en forme de maisonnette au bout d'une perche, a son entrée sur une 
cour pavée, bordée au fond, sur la rue, par une palissade et limitée, en avant, par 
un canal où barbotent des canards. 

Toile. Haut., 49 cent.; larg., 5; cent. 




— 44 



NEER 

(A art Van i>i:i<) 
Ne à Amsterdam en i6ig- — Mort en 168 




76 — Crépuscule . 



Il fait presque nuit. L'ombre s'étend peu à peu sur la campagne. Des lueurs 
rougeâtres permettent encore de distinguer tous les détails du paysage, — un site 
de Hollande, plat, boisé, traversé par un canal. 

A gauche, entre les grands arbres plantés en file au bord de l'eau, s'aperçoivent, 
rangées le long du chemin, les façades en briques des maisons du village. Un rayon 
du couchant miroite sur la vitre d'une fenêtre comme une flamme d'incendie. 

La berge, à droite, est animée par plusieurs figures : un homme assis, une pay- 
sanne qui chemine lentement et un enfant courant après un chien qui aboie après 
des canards. 

Des branches d'arbres, des troncs abattus, gisent sur le sol, au premier plan. 

De la meilleure époque du maître. 
Gravé par Gustave Greux. 

Toile. Haut., 6| cent.; larg., 81 cent. 



I 




45 - 



NEER 



(Aart Van der) 



77 — Le Retour des champs. 



yrt^A^J 



Le soleil disparaît derrière les arbres touffus d'une forêt, au-delà d'une rivière que 
des chariots traversent à gué. Il fait encore grand jour. Les paysans reviennent des 
champs. 

Dans un chemin creux, au premier plan, un villageois mène par la bride un 
cheval attelé à une charrette sur laquelle une femme se tient debout. Un poulain 
marche en avant. Plus loin, sur la route, arrive une femme portant un panier sur la 
tête. 

A droite, sur une élévation du terrain, auprès d'un bouquet d'arbres, on voit deux 
habitations rustiques, entourées de clôtures en planches. 



£ o * V 



Toile. Haut., 53 cent.; larg., 64 cent. 



NETSCHER 



(Constantin) 



Né en 1670 a La Haye où il mourut en 1722 



78 — Les Princesses d'Orange. 



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y * 



• 



Elles sont représentées en chasseresses, l'une assise, tenant un arc, l'autre debout, 
emplissant une coquille à une fontaine décorée de dauphins. 
Deux levrettes les accompagnent. 

Toile. Haut., 71 cent.; larg., 5; cent. 



ft* 



- 46 - 

OSTA DE 

(Aoriaam Van) 
Nu .1 Harlem en iCjo. — Mort en i685. 



70 — Le Repos sous la tonnelle. . 

i 

Au centre de la composition, un homme vu de face, assis sur une chaise de paille 
COÎffé d'un bonnet brun, vêtu d'une veste bleue et d'une culotte jaune, vient de 
retirer sa pipe de sa bouche et contemple avec un air beat le verre de bière que lui 
verse une bonne femme, debout devant la porte du cabaret. Celle-ci est en robe 
grise, à manches rouges, avec tablier, serre-tête et guimpe de toile blanche. Derrière 
elle, sur le pas de la porte, une petite fille se penche en avant avec curiosité. 
A gauche, un autre personnage, vu de dos, la pipe à la main, est assis sur un esca- 
beau. A droite, un balai est appuyé contre le mur. Au fond sont groupées trois autres 
personnes. Des pampres grimpent au mur du cabaret, enguirlandent les fenêtres à 
petits carreaux grillés et se mêlent avec le feuillage des arbres pour former la tonnelle 
qui ombrage cette paisible scène de repos rustique. 

Signé en toutes lettres. 

Collection de M. le baron de Reurnonville. 

Bois. Haut.. |£ cent.; larg., 36 cent. 



RICCI 

(Sébastian o) 
Ne en 1662. — Mort en 1 7^4. 



S f 80 — Esther et Assuérus. \/* 

Le roi descend les degrés du trône pour secourir Kstlicr qui s'évanouit entre les 
bras de ses suivantes. A gauche, des dignitaires, des gardes. 

Toile, liant., pi ccnl : larg-i ' '"■ *9 cenl 







- 47 — 



RUBENS 

(Peter- Paul) 
Né en 1577. — Mort à Anvers en 1640. 



81 — La Conversion de saint Bavon. \~lk t & i ^ 



Après avoir distribué ses biens aux pauvres, saint Bavon quitte la carrière mili 
taire pour embrasser la vie monastique. 

Il est représenté sur le perron d'une église, revêtu de son armure, la couronne à 
la main, son manteau de pourpre soutenu par deux pages. Il s'agenouille devant deux 
évêques qui s'avancent pour le recevoir. Derrière lui, des seigneurs montent l'escalier. 
Au bas des marches, un intendant prend des pièces d'or dans des coupes portées par 
deux enfants et les donne aux malheureux. A gauche, deux femmes, en riches 
costumes du xvi e siècle, assistent à la conversion du saint et semblent disposées à 
suivre son exemple. 

Première pensée du célèbre tableau de la cathédrale de Saint-Bavon, à Gand. 

Très belle esquisse, exécutée d'un seul jet, dans une tonalité blonde, d'un éclat 
et d'une transparence remarquables. 

Hois. Haut., 68 cent.; larg., 17 cent. 



éù* 



- 4 8- 



RUISDAEL 

(Jacob van) 

Ne à Harlem vers 161b. — Mort en 1682 




82 — Le Torrent. 



Deux villageois sont arrêtés au milieu d'une passerelle sur un torrent qui se pré- 
cipite, bouillonnant en écume blanchâtre, dans l'encaissement de rochers couronnés 
de broussailles et d'arbrisseaux. 

Au second plan, une maisonnette s'accroche au liane d'une montagne verdoyante et 
plantée d'arbres, que dominent, au loin, les toitures d'un village et le clocher d'une 
église. 

Au milieu du paysage se dresse la cime de la montagne, s'estompant dans la 
brume, harmonisant ses teintes adoucies avec les nuances blondes des beaux nuages 
qui montent dans l'atmosphère. 

Signé en bas. 

Gravé par Gustave Greux. 

Toile. Haut., 76 cent.; larg., 93 cent 



— 49 — 

SCHOEVAERDTS 

(Mathieu) 
Né vers 16(57. ~ Bruxelles. 

83 — Paysage et Figures. 

Au premier plan, des pâtres et leur troupeau défilent sur un quai où s'élève une 
tour carrée. A droite, sur un canal glacé se meuvent une multitude de personnages, 
des patineurs, des amateurs de traîneaux, etc. 

Bois. Haut., 29 cent.; Iarg., |5 cent. 



STEEN 

(Jan) 
Né à Leyde en 1626. — Mort en 1679. 



84 — Les Noces de Cana. 



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«>;~0 



« Jan Steen nous montre la salle du festin au moment où Jésus y apparaît au 
dernier plan et change en vin l'eau des fontaines. 

« L'action se passe dans une salle somptueuse, ornée, au fond, d'un péristyle 
surmonté d'une galerie où est installé l'orchestre. A droite, les époux et leur famille 
sont attablés sous un dais formé d'un tapis de Turquie enguirlandé de fleurs. La salle 
se prolonge vers le fond, décrit un angle droit et continue sous la colonnade. 

« Devant les époux, un sommelier, tenant de la main droite un broc, présente à 
la mariée un verre plein de vin. A ce miracle inattendu, les parents et les convives 
expriment leur stupéfaction. 

« Une servante, portant une cruche et un verre vide, indique à une grand'mère qu'il 
n'y a plus de vin, tandis qu'à sa suite un petit garçon fait rouler une futaille vide. 

« Au centre, une femme richement vêtue, portant un plat enveloppé dans une 
serviette, et un railleur qui a pris amplement sa part du festin, narguent la crédulité 
du majordome qui, assis à gauche, le coude appuyé au dossier de son siège, leur 
annonce qu'un miracle vient de s'accomplir. 

« Près de la fontaine, un tonnelier présente à l'incrédule un verre de vin qu'il 
vient de tirer d'un des nombreuses amphores qu'il a remplies et semble indigné de 
son manque de foi. 

« Un rabbin et une femme, après avoir goûté du breuvage, se rendent à l'évi- 
dence. 

« D'autres épisodes, très spirituellement traités, complètent cette composition si 
pleine d'humour et d'observation sagace et profonde. Il faudrait des pages pour 
analyser entièrement cette œuvre capitale qui se recommande encore par l'harmonie 
et l'extrême finesse de la coloration. » 

Vente San Donato, n° 1126 du Catalogue. 

Signé en toutes lettres et daté : 1676. 

Toile. Haut., 80 cent.; Iarg., 1 m. 10 cent. 

7 






— 5o — 

STEEN 

| J A N I 

85 — La Fête des Rois. . -pv 

Une famille hollandaise, composée do huit personnes et d'un enfant à la mamelle, 
célèbre la tète autour d'une table abondamment servie. C'est une jeune dame qui a 
gagné la lève. Assise au bout de la table, devant la cheminée, la tète ornée d'une 
couronne en papier, elle boit dans un grand verre. On l'acclame. Un homme lui 
présente des gaufres; un autre, une serviette sur l'épaule, une canette d'étain à la 
main, attend que le verre soit vide pour le remplir à nouveau. Une vieille femme, 
une corbeille sur la tète en manière de coiffure, a improvisé un violon au moyen 
d'un gril sur lequel elle racle avec une cuiller en bois. Près d'elle, un gamin fait 
ronfler le traditionnel rommelpot. 

Excellent tableau du spirituel artiste. 

Signé en toutes lettres sur le manteau de la cheminée. 

Toile. Haut., So cent.; larg., t>x cent. 



TENIERS 

|D AVI 1)1 

Ne à Anvers en 1610. — Mort en 1G94. 

86 — Tabagie. & Q / 

Assis sur un escabeau, devant une table où sont posés un pichet, un réchaud 
et une serviette, un vieux paysan, coiffé d'un feutre gris, allume sa pipe. A côté de 
lui, vu de profil, un jeune homme adossé au mur, la tête en arrière, lance béatement 
une bouffée vers le plafond. Plus loin, un troisième fumeur, debout, prend du tabac 
sur un tonneau de champ et bourre sa pipe. Au fond de la pièce, devant la cheminée, 
un homme, tenant un verre, cause avec une femme assise, qui se chauffe. 

A terre, en premier plan, un vase en terre rouge. 

Signe du monogramme. 

Bois. Haut . 16 cent.; larg., 28 cent. 



— 5i 



TENIERS 



(David) 



87 — Devant l'auberge. 



i*. <> 



Quatre joyeux buveurs sont attablés en plein air et vident des chopes à qui mieux 
mieux. Un cinquième personnage, la pipe à la main, s'approche du groupe; c'est un 
vieillard à barbe blanche, coiffé d'un bonnet fourré et portant un petit tablier blanc; 
il est suivi d'un chien. Une servante sort du cabaret, apportant un plat. Un paysan, 
son béret rouge rabattu sur le front, regarde par une fenêtre. 

A droite, sur le devant, sont groupés divers ustensiles de ménage, des tonneaux, 
un billot, des poteries, des planches. 

Au second plan, une habitation et des arbres. 



2/ 







Signé du monogramme. 



Bois. Haut., 46 cent.; larg., 40 cent. 



TENIERS 



David) 



— La Grotte des bohémiennes. 



; s 



w 



Des bohémiennes sont campées dans une grotte. La plus âgée, une vieille, enve- 
loppée d'une draperie jaunâtre, dit la bonne aventure à un voyageur en veste grise, 
coiffé d'un bonnet rouge. 

L'ouverture de la grotte laisse voir une campagne aride, accidentée, où se dressent 
d'anciennes constructions en ruines; un colporteur, suivi d'un chien, marche à grands 
pas sur un sentier. 

Charmant petit tableau, d'une coloration blonde et d'un pinceau alerte. 



7 



Bois. Haut., 24 cent.; larg.. '}■ \ cent. 



Il 



— 5a — 

TENIERS 

David) 



B i Les Chanteurs. 

Trois paysans, assis au milieu de la pièce, chantent une chanson que paraît goûter 

fort un autre amateur de musique, debout contre une poutre, les mains derrière le 
dos. le flageolet passé dans la ceinture. Auprès des chanteurs, une femme, assise. 
fait boire un marmot. Au fond, un jeune garçon et deux hommes se chauffent à la 

cheminée. 

Bois. Haut.. |N cent.; larg . 1 | cent. 



TERBURG 

Gérard) 

Ne en 1608. — Mort en 1681. Kcole hollandaise 

90 — Portrait d'une dame hollandaise. 

Représentée en pied dans un salon décoré de tableaux et meublé de chaises et de- 
fauteuils garnis en velours violet. Klle porte une cornette noire, une guimpe en guipure, 
une robe de soie foncée, avec manches de linon. Klle tient une mantille de soie noire 
et s'approche d'une table où sont posés des fruits dans un plat d'argent, un pot en 
grès émaillé et un verre demi-plein. A gauche, un petit épagneul dort, couché sur 
une chaise. Au fond de la pièce, une porte ouverte. 

Toile, Haut., 85 cent.; larg., 70 cent. 



TERBURG 

(Gérard) 



91 — Portrait de femme. 

Représentée de trois quarts, à mi-corps, assise; en robe de soie noire, cornette de 
tulle, fraise empesée toute ronde, manchettes garnies de guipure. 

Hois. liant.. |N cent.; larg., i? cent. 



— 53 



UCHTERVELT 



(JACOB VAN) 

École hollandaise. xvn c siècle 



92 — Le Chien bien dressé. 

Un petit épagneul, au poil blanc taché de roux, fait le beau, le museau levé vers 
une friandise qu'une joyeuse fillette de cinq à six ans s'efforce d'atteindre pour la lui 
donner. Le gâteau est tenu en l'air par une dame hollandaise, assise auprès de son 
mari, qui sourit à cette scène et joue du violon, le pied posé sur une chaise renversée. 
Le costume de la dame est des plus élégants : corsage de soie blanche à manches 
très courtes, agrémentées de rubans, et jupe de satin rose bordée d'un large galon 
en broderie d'or. A droite, devant une cheminée à colonnes, un jeune homme emplit 
de liqueur un verre posé dans un plat d'argent, sur une table recouverte d'un tapis 
d'Orient. 

Agréable composition, d'une exécution très soignée. 

Collection de M. de Malval, de Lyon. 

Toile. Haut., 67 cent.; larg., 53 cent. 



VELASQ_UEZ 

(Don Diego Rodriguez de Silva y) 
Né à Séville en 1599. — Mort à Madrid en 1660. 

93 — Portrait de l'Infante Marie-Thérèse, plus tard reine de France. 

Elle est vue en buste, tournée de trois quarts vers la gauche. Ses cheveux, ondulés 
en grands rouleaux superposés, sont garnis de rubans et de plumes blanches. Une 
large pèlerine en gaze recouvre une robe de soie foncée, à broderies d'argent. Un 
bijou, sur la poitrine, se relie par une chaîne à une agrafe d'or fixée sur l'épaule. 

Collections Villasante de Montija et Alfred Stevens. 

Toile. Haut., 66 cent ; larg., 56 cent. 



VERTANGEN 

(Daniel) 
Né en 1598. — Mort en 1657. 



94 — Les Baigneuses. 



Des jeunes femmes, après le bain, se reposent sur un tertre au bord de la rivière. 
Sur l'autre rive, des pâtres font paître leur troupeau auprès d'un monument en ruines 
et d'une cascade qui tombe sur le flanc de rochers escarpés. 

Bois. Haut., 38 cent.; larg., .\i cent. 1/2. 



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> — 



— 54 — 



VOLDERS 

Bruxelles, milieu du XVII* siècle. 



g5 — La Partie de musique. 

Plusieurs personnes de distinction se sont réunies pour faire de la musique dans 
la cour dallée d'une élégante habitation de Bruxelles, construite en pierres et briques, 
dans le style flamand du tyi* siècle. 

Au centre du tableau est une dame, assise, un enfant sur les genoux. Devant elle, 
un jeune garçon se baisse pour donner un gâteau à un petit chien. Quatre person- 
nages les entourent : un homme debout appuyé sur une contrebasse, un autre assis 
jouant du violoncelle, un adolescent accordant son violon et enlin une dame assise 
tenant un cahier de musique et une mandoline. 

A droite s'approche un seigneur désignant le groupe à un prélat qui l'accom- 
pagne. 

A gauche, un serviteur met des Hacons à rafraîchir dans une vasque en cuivre. 
Plus loin, une femme debout derrière une balustrade, tenant d'une main une guitare, 
donne de l'autre quelques Heurs à une fillette. Un jeune seigneur, l'cpée au côté, 
s'éloigne le chapeau à la main. 

La balustrade sépare la cour d'un jardin aux murailles tapissées de vigne que 
surmonte la flèche élancée de l'hôtel de ville. — A droite, en haut, des armoiries. 

Œuvre capitale d'un artiste bruxellois d'un rare mérite et qui marche de pair 
avec Gonzalès Coques et autres peintres célèbres, ses contemporains. 

Signé : L. Volders fecit 1666. 

Gravé par Edmond Ramus. 

Toile. Haut.. 1 m. tri cent.; larg., i in. ^o cent 






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— 55 — 

WITT 

(Attribue à Emmanuel de) 
Ne à Alkmaar en 1607. — Mort à Amsterdam en 1692 



96 — Intérieur d'une église protestante. 



Des groupes de personnages sont espacés dans la nef et les bas-côtés d'une église 
à arcades ogivales supportées par de grosses colonnes. *i-"? 

Au centre, la chaire est adossée contre un pilier vivement éclairé par un lustre. 

Bois Haut., 60 cent.; larg., 56 cent. 



WOUWERMAN 

(Philips) 
Né à Harlem en [620. — Mort en 1Ô1J8. 



97 — Le Départ pour la chasse. 



Au point du jour, les chasseurs sont réunis dans une vaste écurie, traversée par 
des poutres. 

Une dame, en toilette élégante, adresse la parole à un seigneur qui attache son 
éperon, le pied posé sur un banc. Elle s'apprête à monter sur un cheval blanc qu'un 
petit page, en habit rouge, maintient par la bride. 

Un cavalier demande des renseignements à un valet. Sous la porte, une amazone, 
le faucon sur le poing, attend le signal du départ. 

Importante composition de l'artiste, où l'on compte une dizaine de personnages, 
neuf chevaux, des chiens, des poules, etc. 

Signé du monogramme, à gauche, en bas. 

Cuivre. Haut., 47 cent ; larg., 64 cent. 



WOUWERMAN 

(Pieter) ^ ^J 

Né à Harlem en i6z3. — Mort à Amsterdam en 1682. 



98 — La Rentrée à la ferme. 

Un paysan enlève le collier d'un cheval blanc, auprès d'une habitation couverte 
en chaume. A droite, une femme, assise à terre, porte un nourrisson sur ses bras. 

Bois. Haut., 38 cent.; larg., 3i cent. 



• O 



u 



— 56 — 

WYNANTS 

(.1 VM 

Nu à Harlem en 1600. — Mort en 1677. 

ET 

VELDE 

(Adriaan Van de) 
Né à Amsterdam en ifi?g. — Mort en 1672. 

. 

99 — Terrains éboules. 

Un troupeau de vaches et de moutons défile sur un chemin creusé d'ornières qui 
contourne un monticule sahlonneux parsemé de touffes de gazon et frappé d'un rayon 
de soleil. Deux gros chênes, plantés au hord de la route, se dressent au milieu du 



paysage 



Agréable petit tableau, d'une extrême finesse de ton et d'une exécution très 
soignée. 

Collection Lcvy. 

Signé des initiales J. W. 

Tuile. Haut., 2.1 cent ; larg., 18 cent. 



ECOLE FLAMANDE 

(XVI " siècle] 



100 — Portrait d'homme. 



Personnage, à barbe blonde, vu en buste, de trois quarts, portant un chapeau 
noir, une fraise, et un surtout bordé de fourrure. 

Daté i5t'>4. 

Bois, forme ovale. Haut., 10 cent.; larp., S cent. 



57- 



ÉCOLE DE SIENNE 



[XIII e SIECLE 



ioi — Triptyque. 



Le panneau principal représente la Vierge sur un trône, entourée d'anges et de 
saints. Dans le haut, le Christ en croix. 
Sur les volets, de saints personnages. 
Fond doré. 

Haut., 5i cent.; larg., 52 cent 







CLASE 

(L.) 



102 — Marine. 



3>«J 



Chalands et bateaux de pêche sur une mer calme. 
Signé. 



Toile. Haut., 70 cent.; larg., 96 cent. 



COROT 



(Attribué à Camille) 



u>~ 



io3 — Le Pont d'Avignon. 



CoJ 



M. Febvre considérait ce tableau comme étant une œuvre de la jeunesse de 
Corot. 

Toile. Haut., 64 cent.: larg., 79 cent. 



j"~v a 



COUTURE 

(Thomas) 



'r> 



104 — Tête de Bacchante. 

De profil, tournée vers la gauche, la tête ceinte d'une couronne de feuillage. 

Bois. Haut , 17 cent.; larg., 37 cent. 



1 r~ù 






— 02 — 



DELACROIX 

i Ei ci me) 
V 1 Charentoo-Saint*Haurice en 1799. — Mon à Paris en il 

io5 — Le Départ pour le sabbat, dans la vallée de Valpurgis. 

Esquisse. 

Toile. Haut.. 33 cent.; Urg., pceat. 



DIAZ 

1 Narcisse ) 

o 

106 — Fleurs. 

Bois. Haut.. |<> cent.; larg.. |I cent. 



DIAZ 

( Narcisse 



107 — Deux Nymphes et l'Amour. 



Esquisse. 



Toile. Haut., f>\ cent.; larg., yb cent. 



FRERE 

[Edou aiui 1 
108 — La Sortie de l'école. 

La classe est finie- ; la neige a tombé: les écoliers sont pressés de jouer dans les 
rues. Ils dégringolent l'escalier, ils se bousculent et se cognent, c'est à qui sera le 
plus vite en bas. Deux moutards, en tête de la bande, n'ont pu résister à la poussée et 
culbutent dans la neige. Un autre s'empresse à confectionner une boule Un grand se 
lance sur une glissade. Se tenant à l'écart, un bambin moins turbulent s'occupe à 
rajuster le manteau de sa petite sœur. 

Signé : Edouard Frère, 1 867. 

Toile. Haut., 90 cent.; Urg., 73 cent. 



63 — 



GERICAULT 

(Théodore) 
Né à Rouen en 1791. — Mort à Paris en 1824. 

TV 

109 — Courses de chevaux, à Rome fies Barberi). 

Esquisse. 

Haut., 20 cent.; larg., 29 cent. 

110 — Avant les Courses. 



Esquisse. 



Haut., 23 cent.; larg., 32 cent. 



GERICAULT 

(Théodore) 



m — Un Lion. / (/ t^ 




^* t -^ 



Esquisse. 

Haut., 38 cent.; larg., 46 cent. 



y/£~l /- 



GUILLEMIN 

(Alexandre) 

112 — Le Supplice de Tantale. 

Deux jeunes femmes taquinent un petit garçon; l'une tient en l'air, au-dessus de 
la tête de l'enfant, une belle grappe de raisin vers laquelle il tend les mains, sans 
pouvoir la saisir. 

Signé et daté 1878. 

Bois. Haut., 46 cent.; larg., 55 cent. 



/ <■ 



"4 

GUILLEM1N 

(Alex a n dre) 
Il3 — L'Improvisateur. 

Dans un village du pays basque, des jeunes tilles, groupées devant la porte d'une 
habitation, écoutent un chanteur qui s'accompagne sur la mandoline, assis sur le dos 
d'une mule. 

I oile. Haut . 6c cent.; larg., 7 1 cent. 



GUILLEMIN 

( Al.KXAN I>K E) 

1 1 4 - — La Provende aux poules. 

Signe: A. Guillemin. 






Bois. Haut., |i cent.; larg., 33 cent. 



GUILLEMIN 

(Alexa n dre) 



1 1 5 — Est-il heureux ! 

Signé. 



Bois. Haut., 35 cent.; larg., 27 cent. 



GUILLEMIN 

(Alexandre) 






116 — Une Pêcheuse de Grandcamp. 

Signé : A. Guillemin. 
Grand Camp. 



Hois. Haut., |3 cent.; larg., 3i cent. 



— 65 — 

GUILLEMIN 

(Alexandre) 

117 — Les Vanneuses d'Asscaux. lit 

Signé. 

Haut., 28 cent.; larg., 32 cent. 

GUILLEMIN 

(Alexandre) 



118 — Pêcheur de homards. 

Signé. 



Haut., 35 cent.; larg., 26 cent. 



120 — La Cheminée du vieux château. 

Signé. 



Bois. Haut., 32 cent.; larg., 24 cent. 
9 



y$o 



GUILLEMIN 

(Alexandre) 

119 — Les Pêcheuses de moules. 

Signé. 

Bois. Haut., 24 cent.; larg., 32 cent. 



GUILLEMIN 

(Alexandre) 



* 



bO 






(o *> 



ISABEY 

(Eugî ne] 

121 La Rentrée des pêcheurs, par un gros temps. 



Signé : E. Isabejr. 



Bois, l laut., Jg cent.; larg . 



JACQ.UE 

i C m a n les) 



122 — Poulailler 



ll;ml., -J.| iciit.; I.irg., iS ,.'nl 



PEYROL-BONHEUR 

(M 1110 Juliette) 

123 — Moutons dans les bruyères. 
u u 

Par un beau jour d'été, en plein soleil, les moutons disséminés sur un plateau 
pâturent dans les bruyères, parmi les rochers. 

La cime des coteaux met une longue bande bleuâtre à l'horizon, sous un ciel pur, 
sans nuage, très lumineux. 

Signé : J. Pey roi-Bonheur. 

Toile. Haut., 7 1 cent.; larg.. i nuire. 



PUS 

( I S 1 D R E ) 

124 — Un Moine. 

Il est debout, dans la cour d'un cloître. 

Signé : /. Pils. 

Haut., 33 cent.; larg., i3cent. 



«•'7 



PUS 

( I s i n o r k ' 



125 — Pâtre romain. 

Signe : /. Pils, Rome. 



Haut., 33 cent.; larg., 23 cent. 



RICARD 

(Gustave) 



126 — Amphitrite. < 

La Déesse des mers, conduite par l'Amour, est nonchalamment étendue sur un 
dauphin. Elle tient de la main droite, posée sur son genou, le bout d'une écharpe 
bleue qui ondule dans l'air. 



127 — Triton. 



RAFFET 

128 — Retraite de Russie. 




£->-* 



Étendu sur une coquille en forme de nacelle, il souille dans une conque. Une 
banderole rouge, passée sous son bras, flotte au vent. Un Génie des eaux accompagne 
Triton. 

Deux figures décoratives, d'un grand caractère et d'une superbe coloration, digne 
des plus célèbres maîtres vénitiens. 

Toile. Haut., 75 cent.; larg., 1 m. 3o cent. 



Haut., 2| cent.; larg., iS cent. 



'/; 



— 68 



129 



ROUSSEAU 

(THKOI)O R 

i l'aris en 1812. — Mort à Barbizon en 1867. 

Les Chaumières. ( uO 



f> 



Le jour se lève. Une villageoise est assise au bord d'une mare où s'abreuve une 
vache. Un sentier sillonne la prairie. Plus loin, les cabanes aux toitures de chaume 
surplombant les murs bas, crépis à la chaux, sont à demi cachées par les grands 
( U arbres qui se silhouettent sur la pâle clarté du ciel, à l'aube naissante. 

Signé en toutes lettres. 

Bois. Haut., i3 cent. 1/?, lar^;., 17 cent. 1/2. 



STEVENS 

(Alfred i 



i3o — Le Douloureux Départ. 



î 



b* e 



% '. 



Assise dans une salle d'attente, une jeune femme semble profondément affligée de 
son départ. Elle est en costume de voyage, enveloppée dans un cachemire, et tient 
un sac en cuir. Un petit chien s'est blotti sur ses genoux. 

Signé. 

Bois. Haut., 65 cent.; larR., .17 cent. 



STEVENS 



(Alfred) ^ I 






1 3 1 - La Lecture. 



Ses longs cheveux tombant sur les épaules, une jeune femme, vêtue d'un peignoir 
de soie blanche, un livre à la main, est nonchalamment accoudée sur une table, où 
k l'on voit un coffret à bijoux et un vase de fleurs. 

Signé. 

Haut, 55 cent : larg., 4 1 cent 



-6 9 - 

STEVENS 

(Alfred) 



i 32 — Étude. 



Jeune femme, brune, de profil et en buste. 4 c^y 

Signé des initiales. 

Toile. Haut., 24 cent.; larg., ifScent. 



TASSAERT 

(Octave) 

1 33 — Le Petit Malade. 

« Il s'est endormi dans un fauteuil garni d'oreillers auprès d'une fenêtre avec 
rideau vert; sa sœur veille, assise près de lui, tenant un livre sur ses genoux, l'air 
pensif et inquiet. 

« Au fond, une lampe, une carafe, une tasse et un flacon sur une table. 

« Au mur, un crucifix et un tableau. » 

Signé et daté de 1 855 . 

Collection G. Arosa. 

Galerie de M. John W. Wilson, n° 184 du catalogue. 

Toile. Haut., 32 cent.; larg., 24 cent. 



TROYON 

(Constant) 



134 — La Vache au repos. 



/ r-^ 



Une vache blanche, tachée de roux, est arrêtée près d'un bâtiment de ferme. Les 
flancs et \a croupe de l'animal, frappés par un rayon de soleil, se modèlent dans une 
éblouissante clarté. 

Haut., 46 cent.; larg., 55 cent. 



— 70 — 



W I L L E M S 



l F i «> i< i s i • 



ij?5 — La Bonne Aventure. 















iKms une salle du temps de Louis XIII, une jeune dame blonde, en robe de satin 
blanc, est assise devant une table sculptée, recouverte d'un tapis brodé. 

Elle a interrompu un travail de tapisserie qu'elle tient de la main gauche pour 
recevoir une bohémienne à qui elle présente son autre main ouverte. 

« Debout, les deux mains appuyées sur le dossier du fauteuil de sa maîtresse, une 
suivante écoute la prédiction. » 

Signé : F. Willems. 

Gravé par Adolphe Lalauze. 

Galerie de M. John W. Wilson, n° im3 du catalogue. 

liois. Haut., 86 cent.; Iirg., 72 cent. 



WILLEMS 



(Fi. OR ENT I 



l36 — Coquetterie. 






Debout au milieu du salon, une jolie femme en toilette de satin blanc, avec col et 
manchettes en guipure, s'assure dans un miroir à main que la nuance d'un ruban, 
posé dans ses cheveux blonds, sied à son charmant visage. Un petit chien blanc joue 
à ses pieds. 

Signé : F. Willems 

Haut.. 19 cent.; larg.. 37 cent. 




DESSINS AQUARELLES 



i3j — Freudeberg. Le Retour du moissonneur. 

Aquarelle. Composition gravée. 

1 38 Freudeberg. La Balançoire. 
i3g Troost (C.) Scène de comédie. 

Aquarelle accompagnée de la gravure. 

140 Troost (C.) Deux Compositions satiriques. 

Gouaches avec légendes en hollandais. 

141 De Larue. Enfants bacchants. 

Plume et sépia. 

142 - Michel (G.) Vue de ville. 

143 — • Greuze. Portrait de M' nc Greu^e, de profil. 

Crayon noir et sanguine. 

144 — Heyden (van der). Ville de Hollande. 

Aquarelle. 

145 — Darjou. Le Repas. 

Crayon et aquarelle. 



10 






146 Écou française. Dessin d'un carrosse 



1 47 Gravi rj . Pontu s d'après Van Dyck. Le Prince de Cari 



lïnan. 



14S — Cadres anciens en bois sculpté, et plusieurs bordures 

DORÉI S POUR I \ 1 : 1 l \l \. 

149 ( lui V \l .1: I s. 

150 — CaI \i .OGl 1 S DE VEN I I 5 PUBLIQU1 S. 







TTT777 







EMAUX CIIAMPLEYES dus BYZANTINS 



i5i — Belle châsse oblonguc en forme de maison, en cuivre champlevé et émaillé en couleurs 

sur fond dore et finement gravé à ornements. Sa face princip.de présente le Christ en 
croi\ entre saint Jean et Madeleine ainsi que deux anges vus à mi-corps; à droite et à 
gauche de cette scène, un ange debout. Au-dessus, le l'ère éternel dans un médaillon 
encadré des symboles des Évangélistes. A droite et à gauche, deux figures d'apôtres 

debout sous des arceaux surbaissés. Tous les personnages ont des faces saillantes 
rapportées en cuivre doré et leurs vêtements sont émaillés en couleurs. 

Les faces latérales sont décorées chacune d'une figure d'apôtre debout, émaillée en 
couleurs et se détachant sur le fond gravé réservé. Les détails des tètes sont gravés et 
émaillés rouge. 

La face postérieure présente des médaillons ronds dorés qui se détachent sur un fond 
d'émail bleu et qui renferment chacun une rosace émaillée. 

Précieux travail des bords du Rhin. xnr siècle. 



I l.uit., 1 7 cent.; larg., j i cent. 



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l5a — Châsse oblonguc de même forme en cuivre champlevé et émaillé à fond bleu et figures 
réservées gravées et dorées. 

La plaque inférieure de la face principale représente le sujet de l'Entrée à Jérusalem, 
et la plaque supérieure le Christ assis et bénissant entre quatre figures d'apotres : le fond 
est rehaussé de rosaces émaillées en couleurs. 

Les deux plaques de la face postérieure sont décorées de rosaces en couleurs sur 
fond bleu. 

Les plaques des faces latérales représentent chacune une figure de saint personnage 
debout. 

Travail de Limoges, un* siècle. 

Haut., -n cent.; larg., ji e o 1 1 1 . 



Châsse de même forme, surmontée d'une crête en cuivre gravé et découpé à jour. Elle 
est décorée sur une de ses faces de six figures en cuivre champlevé et émaillé* rapportées 
sur un fond doré, incrusté de chatons colorés imitant l'émeraude et le rubis. L'autre lace- 
en cuivre champlevé et émaillé présente cinq bustes d'anges réservés en cuivre gravé et 
doré sur fond émaillé. Les plaques latérales offrent chacune une figure de saint person- 
nage aussi réservée sur fond bleu rehaussé de rinceaux dorés. 



Travail de Limoges, xin 1 ' siècle. 



Haut., a; cent.; lari;., »3 cent. 



1.S4 — Partie inférieure d'une châsse oblongue en cuivre champlevé et émaillé, décorée de 
bustes d'anges. 

Mêmes travail et époque. 

Haut.. 11 cent.; larg.. 20 cent. 



1 55 — Relie crosse en cuivre champlevé et émaillé à écailles bleues et parties réservées en 
bronze doré. A l'intérieur de la volute le sujet de l'Annonciation; les ligures ont les yeux 
rapportés en émail. Le nœud se compose de lézards dont les yeux sont émaillés et qui 
sont exécutés en relief sur fond découpé. La douille est garnie de lézards rapportés en 
relief. 

Travail de Limoges. xiii c siècle. 

Haut.. 35 cent. 

1 56 — Figure-applique de sainte femme debout, en cuivre battu et doré. Elle tient une 
flèche de la main droite et un missel de la main gauche. Sa ceinture est formée d'orne- 
ments rapportés en relief. 

Travail français du un" siècle. 

Haut . 38 cent. 



1.S7 — Quatre plaques quadrilobées en cuivre champlevé et émaillé, représentant les symboles 
des Évangé listes réservés sur fond vert et rouge, entourés d'ornements réservés sur fond 
bleu. 

Travail de Limoges iciii" siècle. 

Hiani.. I" cent 




L'ANNONCIATION 
Kmail par Nardon Pénk \im>. Gravure de I. J. Puyplat. 

v 



— 7'J - 



EMAUX DE LIMOGES 



1 58 — Très belle plaque rectangulaire en hauteur. Peinture en émaux de couleurs avec 
rehauts d'or et émaux saillants imitant les pierres précieuses, par Nardon Pénicaud. 
Elle représente le sujet de l'Annonciation. 
Composition pleine de charme et exécution remarquable. 

Haut., sans le cadre en bois noir, 2 1 cent.; larg., 21 cent. 






i5o — Beau triptyque. Peinture en émaux de couleurs, rehaussée d'or et de points saillants 
imitant les pierres précieuses, attribuée à Nardon Penh m d. 

Le tableau central représente le sujet de l'Annonciation, et chacun îles volets \\nc 
ligure de saint personnage debout, tenant une banderole portant des inscriptions. I 
sujets sont placés sous des arceaux surbaissés Je style ogival. 

Pièce remarqua Me. 

II. ur monture en bois et cuivre, 26 cent icent. 



1G0 — Autre triptyque. Peinture en émaux de couleurs, rehaussée d'or et de points saillants 
imitant les pierres précieuses, attribuée à Nardon Pénicaud. 

Les deux volets représentent le sujet de l'Annonciation et le tableau central le sujet 
de la Mort de la Vierge ; cette dernière scène se compose de treize figun 

Haut., avec la monture en bois cl tm 1 . '<; cent. 



101 — Relie plaque carrée. Peinture en émaux de couleurs, attribuée à Jean I er Penh 

Klle représente une scène tirée de Yl-lncide de Virgile, composition de vingt-deux 
figures. 

Haut., sans le ^aJïo eu bois et en cuivre, 22 cent.; larg., 20 cent 



— 8i 



162 — Grande et belle plaque rectangulaire en hauteur. Peinture en grisaille, chairs teintées 
et rehauts de dorure, par Martin Didier, dit Pape. 

Elle représente le sujet de la Mise au tombeau. 

Au-dessus de la plaque principale, se trouve une autre plaque cintrée, représentant 
deux anges vus à mi-corps et portant divers instruments de la Passion. 

Le monogramme de l'artiste se voit au bas de la grande plaque, à droite. 

Haut, de !a grande plaque, 24 cent.; larg., 17 cent. 

Haut, de la petite plaque, 8 cent.; larg., 17 cent. 

Haut, totale du cadre en bois noir et arabesques dorées, 40 cent.; larg., 24 cent. 



I 1 



i63 — Plaque carrée. Peinture en grisaille, chairs légèrement teintées, par Martin Didier, dit 
Pape. 

Elle représente le sujet do la Nativité. 

Le monogramme de l'artiste se voit au bas de la plaque à gauche. 

Haut., mus le cadre en cuivre doré et velours vert, 1 5 cent.; Itrg., ta cent. 



Six plaques rectangulaires en hauteur. Peintures en grisaille sur fond noir, chairs 
teintées et rehaussées de dorure, attribuées à Pierre Pknicaud. 

Chacune d'elles représente un des dix Commandements de Dieu, figuré par des 
groupes de personnages, et est encadrée de cuivre doré et découpé à jour. 

Haut., sans cadre, it cent.; Iarg.,8cent. 



l65 — Plaque en forme de losange. Peinture en émaux de couleurs sur fond bleu, attribuée 
à LÉONARD Limousin. 

Portrait de femme en riche costume du temps, de profil à droite, encadré d'une cou- 
ronne de laurier. Autour de la tête l'inscription : jk suis tibéi:. Dans l'angle inférieur un 
écusson armorié et banderole portant la devise : makkscit. ocis. virtvs. 

Haut., sans le cadre eu cuivre et velours rouge, is cent.; larg., 18 cent. 



166 — Coffret oblong en cuivre doré, orné de cinq belles plaques peintes en grisaille sur 
fond noir et attribuées à Pierre Raymond. 

La plaque du couvercle représente des cavaliers chassant le lion. Cette plaque porte 
écrite en caractères d'or l'inscription suivante : prenes EN GRÉ. SE pktit don. 

La plaque de la face antérieure représente des hommes nus, armés de massues et 
combattant des lions. 

La plaque de la face postérieure, divers personnages nus dans un parc. 

Les plaques des extrémités offrent divers groupes d'animaux. 

Une de ces plaques porte la date de 1 547. 

Haut.. 12 cent.; loup., au cent.; larg.. |5 cent. 



107 — Coffret en bois doré à moulures, orné do cinq plaques peintes en émaux de couleurs 
et rehaussées d'or sur fond bleu, attribuées à Jean Courtois. 

Chacune d'elles représente le triomphe d'une des divinités de la Fable. 

Celle du couvercle, Vénus dans un char traîné par deux colombes conduites par 
l'Amour. 

Celles du pourtour : Jupiter sur un char traîné par deux paons, Apollon dont le char 
est traîné par deux chevaux ailés, la Lune figurée par Diane assise sur un char traîne 
par deux nymphes et enfin Mercure dont le char est traîné par deux coqs. 



Haut., t I cent.; long.. 20 cent.- larg., 1 1 cent. 



— 83 — 

i68 — Cinq belles assiettes peintes en grisaille, chairs teintées sur fond noir et rehaussées de 
dorure, par Jean Courtois. Elles représentent cinq mois de l'année (Mai, Juillet, Aoust, 
Septembre, Octobre), exécutés sur des dessins d'Etienne Delaune. Au marli, mascarons, 
cariatides, animaux fantastiques, groupes de fruits et ornements. Au revers, motifs variés 
à cartouches, mascarons, entrelacs et cariatides. Chacune d'elles porte au revers le 
sigle de l'artiste (I. C.) 

Diam., ig5 millim. 



169 — Assiette. Peinture en grisaille teintée sur fond noir, par Pierre Raymond. 1 566. Au 
fond, scène de repas; au marli, animaux grotesques et ornements ainsi qu'un écusson 
armorié. Au revers, buste couronné de lauriers dans un cartouche à têtes de chérubins, 
oves et groupes de fruits. Au marli, rinceaux feuillages et deux médaillons contenant les 
initiales P. R. et la date de 1 566. 

Diam., 21 cent. 



170 — Six assiettes. Peintures en grisaille teintée sur fond bleu et rehauts d'or. xvi c siècle. 
Au fond, sujets tirés de la Genèse, et, au marli, rinceaux et ornements. Au revers, rin- 



ceaux feuillages et buste au centre. 



Diam., 2o5 millim. 



171 — Salière à pans décorée de six des travaux d'Hercule en grisaille et avec cavité pré- 
sentant un buste de femme. Travail moderne. 

Haut., 85 millim. 

172 — Deux jolies petites plaques rectangulaires. Peintures en grisaille sur fond noir et 
rehauts d'or par Kip. Chacune d'elles représente des guerriers et des cavaliers com- 
battant. 

Belle qualité. 

Haut., S5 millim.; larg., 10 cent. 



173 — Plaque ovale légèrement concave. Peinture en grisaille sur fond bleu rehaussé d'or et 
attribuée à Léonard Limousin. 

Elle représente Vénus et l'Amour. 

Haut., 25 cent.; larg., 20 cent. 



174 — Plaque rectangulaire. Peinture en émaux de couleurs, attribuée au même artiste. 
Elle représente deux cavaliers suivant une chasse au cerf. Cadre en bois noir et mou- 
lures dorées. 

Haut., sans cadre, i3 cent.; larg., 20 cent. 

175 — Plaque rectangulaire. Peinture en émaux de couleurs, attribuée à Léonard Limousin. 
Nymphes nues jouant de divers instruments. Cadre en bois noir à moulures dorées. 

Haut., sans cadre, i3 cent.; larg., 20 cent. 



— 84 — 

176 - ■ Plaque rectangulaire. Peinture on émaux de couleurs, attribuée à LÉONARD LIMOUSIN. 

Elle représente un sujet de cha I dre en bois noir à moulures en cuivre doré. 

liant.. |3 cent.; lare,., 18 cent 



— Plaque ronde légèrement convexe. Peinture en émaux de couleurs et rehauts d'or, par 
Pierre Raymond. Elle représente le mois de Décembre figuré par la saignée du porc. 
Cadre carré en velours et moulure de cuivre. 

Di.uu., ici cent. 



178 — Plaque carrée. Peinture en émaux de couleurs, par Pierre Raymond. Elle représente 
le sujet de la Résurrection. 

Haut., sans le cadre en bois doré, 19 cent.; larg., 17 cent. 



170 — Plaque carrée faisant pendant à celle qui précède et par le même artiste. Celle-ci 
représente le Christ et la Samaritaine. 

Haut., sans le cadre en bois doré, 10 cent.: lare:.. 17 cent. 



iSo — Suite de douze petites plaques ovales. Peintures en émaux de couleurs et sur paillons, 
attribuées à Pierre Raymond. 

Les douze mois de l'année représentés par des sujets exécutés d'après les dessins 
d'ÉTiENNE Delaune. Chaque sujet est encadré de rinceaux d'or sur fond noir. 

Ces plaques sont reliées entre elles par une monture de cuivre doré et appliquées sur 
velours noir avec encadrement extérieur en velours grenat. 

Haut, du cadre, 46 cent.; lar^., +3 cent. 
Haut, de iliaque plaque, 9 cent.; larj;., 1 1 cent. 



181 — Plaque ovale en largeur légèrement bombée. Peinture en émaux de couleurs par 
Pierre Raymond. 

Le mois de Mai représenté par un groupe de trois femmes faisant de la musique, 
d'après Etienne Delaune. Dans le haut, le signe des Gémeaux. 

Cette plaque porte le sigle P. R., dans le bas à droite. 

Haut., sans le cadre en bois noir, 16 cent.; lare, 19 cent. 



182 — Plaque rectangulaire en hauteur. Peinture en émaux de couleurs sur fond noir, 
attribuée à Pierre Courtois. Elle représente sainte Barbe debout tenant la palme et 
portant un livre d'heures. On lit dans le haut en caractères dorés: s. BARBE. 



Haut., una le cadre en veloiu- rouge à moulures de cuivre doré, j3 cent ; Itrg., 16 cent. 



K5 



FAÏENCES ITALIENNES 



,83 _ Fabrique de Gubbio. — Petit plat rond. Décor à reflets métalliques rouge rubis et 
bleu nacré par Maestro Giorgio Andreoli, i528. Il représente le sujet de l'Enfant pro- 
digue gardant les pourceaux, d'après Albert Durer. 




(X- i83.) 

Au revers, le sigle de l'artiste ainsi que la date de t5a8 et quelques ornements feuillages 

à reflets. 

Diam., 2i cent. 



UG 



1^4 — Fabrique de Gubbio. — Plat rond à décor à reflets métalliques bleu nacré, attribué 
au Maestro Giougio Andrkoli. 

Au centre, buste de femme de profil à droite, sur l'ond jaune mordoré; au pourtour, 
banderole portant le nom de Sii.via Bki.i.a. Au marli, dauphins, cornes d'abondance, 
mascaron ailé et trophées d'armes se détachant en couleur sur fond bleu. 

Au revers, la date de 1 5 3 1 . 



Diam., jj ,cni. 




PLAT DE GUBBIO DE 1531 

Attribué au Maestro Giorgio Andreoli. 
(N» 184.) 



IMPRIMERIE DE t. AR 



1 85 — Fabrique de Gubbio. — Coupe ronde à décor à rerlets métalliques bleu nacré, représentant 
un sujet ayant trait à l'histoire de saint Paul. On lit au revers : Chomme San Paulo batiso 
licorinti. 

Diam., 26 cent. 



186 — Même fabrique. Petit plat rond à décor à rerlets métalliques rouge rubis et bleu 
nacré. 

Au centre le nom : Lavr.v. Au marli, ornements feuillages sur fond blanc. 

Diam., 23 cent. 



187 — Même fabrique. — Petite coupe ronde repoussée à bossages et à décor à reflets métal- 
liques rouge rubis et bleu nacré rehaussé de bleu. Au centre, un aigle héraldique en relief. 
Au marli, larges feuilles, fruits et rinceaux. 

Diam., 22 cent. 



188 — Même fabrique. — Petite coupe ronde repoussée à bossages et à décor à reflets métal- 
liques rehaussé de bleu. Au centre, saint personnage en prière et rayons au pourtour. 

Diam., ig cent. 



B 



1S9 — Fabrique dUrbino. — Belle coupe ronde représentant le Jugement de Paris, d'après 
Raphaël. Elle porte la date de 1 53g. 

On lit au revers : El eiuditio di Parisso in boteça di M" Guida durantino. 



Diam., 18 cenl 







LE JUGEMENT DE PARIS d'après RAPHAËL 

Coupe d'Urbino de i53g. 

(N« 1S9.) 



IMPRIMERIE r>F. I.'ART. 



s 



9 



i<)0 — Fabrique d'Urbino. — Grand et beau plat rond représentant au fond le sujet de Diane au 
bain entourée d'un grand nombre de ses compagnes. Le marli présente un riche décor de 
génies ailés, d'enfants casqués, de trophées d'armes et d'ornements. 

Le revers offre, au centre, le sujet du Triomphe do Neptune debout sur deux dauphins 
et armé du trident. 

Diara., (35 millim. 

191 ■ — Même fabrique. — Coupe ronde représentant divers personnages en adoration devant 
une statue placée sous une niche à plein cintre. 

Diam., 27 cent. 

192 — Même fabrique. — Coupe ronde représentant trois hommes nus dans un paysage, armés 
de lances et attaquant un sanglier. 

Diam., 2(55 millim. 

i')3 — ■ Même fabrique. — Petit plat rond représentant Adam et Eve chassés du paradis. 

Diam., 24 cent. 

194 — Même fabrique. — Joli plat rond représentant le Triomphe de Galathée ; composition 
de huit figures se jouant dans les flots. Dans le fond, paysage montagneux et monu- 
ments. 

Diam., 27 cent. 



195 — Même fabrique. — Plat rond. Au centre, le sujet de l'Enlèvement des Sabines. Au 
marli, figures d'hommes et d'enfants, cariatides grotesques et ornements se détachant en 
couleurs sur fond noir. 

Diam., 3o cent. 



196 — Même fabrique. — Coupe d'accouchée, de forme ronde, décorée d'un sujet ayant trait à 
son emploi et de grotesques sur fond blanc. Le fond extérieur présente une figure 
d'Amour et le pourtour des grotesques. 

Diam., 22 cent. 

197 — Même fabrique. — Encrier ovale à pieds ornés de mascarons et surmontés d'enroule- 
ments. Il est décoré de grotesques sur fond blanc. 

Larg. , 3o cent. 



198 — Fabrique de Pesaro. — Plat rond à décor à reflets métalliques bleu nacré. Il représente, 
au centre, Hercule combattant le lion de Némée, et, au marli, des ornements et des 
imbrications. 

• Diam., 40 cent. 
12 



1 abrique do Deruta. — Petit plat rond à décor à reflets métalliques mordorés 

rehausse de bleu. Au Centre, buste de femme de protil ; à droite et au marli, des imbri- 
cations. 

Iliani., ; | cent. 

200 — Fabrique de Caste] Durante. - Petit plat rond et creux forme dite cuppa amatoria. 

Le fond et le marli sont décorés de trophées d'armes en camaïeu brun sur fond bleu. 
Au pourtour et formant entre-deux, zone blanche décorée d'ornements au trait. 

Diam., 22 cent. 

201 — Fabrique hispano-mauresque. — Plat rond à décor à reflets métalliques mordoré, à 
feuillages gaufrés en relief au marli. 

Diam., yi cent. 



faïence de palissy 



202 — Plat ovale à huit cavités séparées par des cornes d'abondance. Les cavités du pourtour 
sont émaillées brun et vert et la cavité centrale est émaillée vert marbré. L'extérieur est 



jaspe. 



Grand diam., 'm cent.; petit diam., îScent. 



FAÏENCES diverses 



2o3 — Plaque ovale offrant en bas-relief le buste de Louis XIV de profil à droite réservé 
en faïence blanche. L'encadrement se compose d'ornements bleus, rouges et jaunes. 
Moustiers. 

Haut., ; ; cent.; lar^.. 34 cent. 



204 — Plat oblong à contours en ancienne faïence de Délit, décor polychrome à (leurs et 
ornements. 

Larg., 1 1 cent. 



205 — Pot à eau forme casque et cuvette oblongue et à pans en faïence allemande .1 décor 
simulant des feuillages verts. 

Haut, Jn pot, 19 cent.; larg. J. Il cuvette, ■• cent. 



Ml - 



SCULPTURES 



206 — Ivoire. — Coffret oblong sculpté en bas-relief et offrant au pourtour l'exécution de 
divers martyrs. Le couvercle offre en deux registres huit scènes religieuses diverses. 

Cette pièce est garnie en cuivre doré. 
Travail français du xiv e siècle. 

Haut., 95 millim.; larg., 1 p millim. 

207 — Ivoire. — Grand diptyque divisé en trois registres et présentant, sculptés en bas-relief 
et placés sous des arceaux en ogive, les sujets suivants: l'Entrée à Jérusalem, la Résurrec- 
tion de Lazare, la Cène, le Baiser de Judas, le Lavement des pieds, le Christ au mont des 
Oliviers et le Christ en croix. xv c siècle. 

Haut., 25 cent.; larg. totale, 27 cent. 

208 — Bois peint et doré. — • Deux statuettes-appliques du xvr siècle. Saintes femmes 
debout. 

Haut., 21) cent. 

209 — Bois. — Joli petit cadre ovale composé de feuilles dans lesquelles se jouent quatorze 
enfants. xvin siècle. 

Haut., 25 cent.; larg., iS cent. 

210 — Bois. — Médaillon rond sculpté en bas-relief. Buste de Marie de Médicis de profil à 
droite. On lit au pourtour : Maria. Avg. Galliae et Navarae regina. 

Diam., ô5 millim. 

211 — Bois. — Haut-relief provenant d'un retable : à gauche, saint Jean et Madeleine; à 
droite, deux cavaliers. Allemagne, xvi 1 * siècle. 

Haut., 35 cent.; larg., 3g cent. 

212 — Ivoire. — Petit groupe. Saint Jean debout, posant le pied sur une tète de mort. 
xvu c siècle. 

Haut., sans le pied en bois doré, i3 cent. 

2i3 — Terre cuite. — Médaillon rond. Buste d'homme en bas-relief, de profil, à droite. On 
lit sur le fond : Aet. svae. xxvi. Anno mdlxxx. 

Diam., sans le cadre en bois noir et or, 29 cent. 

214 — Marbre tendre. — Bas-relief en hauteur. Le Christ en croix entre saint Jean et 
Madeleine. xvi° siècle. 

Haut., 35 cent.; larg.. 23 cent. 



2i5 — Terre cuite. — Buste «.le Barrère, conventionnel, grandeur nature. Travail du temps. 

21G — Terre cuite. — Buste d'homme en costume «le sénateur du temps de Napoléon I". 
Grandeur nature. 

Marbre blanc. — Deux bustes d'enfants par Lanzirotti. Petit Faune et petite Bacchante. 
Grandeur nature. 

Cire rouge. — Groupe de deux chevaux morts, par M" 1 la comtesse d'Espiennes. 
Signé: J. d'K. 7; . 

ent. 

219 — Cire peinte. — Buste de femme en bas-relief. Elle est vêtue d'un riche costume du 
xvr' siècle. 

220 — Cire peinte. — Deux bas-reliefs. Portraits d'homme et de femme vus à mi-corps et 
portant le costume hollandais du xvn c siècle 

Chacun d'eux est monté dans une boîte dont le couvercle porte des armoiries peintes. 

Haut. J^' la botte formant cadre, h> cent : larg., tScent. 

221 — Terre cuite. — Buste d'homme en costume Louis XV, grandeur nature. 

Haut., 6a cent. 

222 — Terre cuite. — Buste du baron Larrey, grandeur nature. 

Haut., avec le piédouche en marbre griotte, 63 cent. 

— Terre cuite. — Buste d'homme supposé être Piron, grandeur nature. 

Haut., avec le piédouche en marbre, 5î ceux. 



BIJOUX 



•224 — Très belle boîte oblongue en or cmaillé en plein du temps de Louis XV et signée 
Le Sueur. — Le dessus représente Vénus dans son char; au fond, un Amour aiguise ses 
flèches ; au pourtour, chien assis sur un coussin rouge, fleurs, tourterelles et attributs. 
Chacun des médaillons est encadré de compartiments de Heurs se détachant en couleur 
sur fond brun. 

I il'' . 70 millini. 

223 — Jolie boîte ronde en vernis de Martin, fond rouge rayé, décorée d'un sujet champêtre 
d'après Boucher, la Leçon de flûte; encadré d'ornements dorés. 

Diam., <i cent 



- .,3 - 

226 — Coffret oblong à angles arrondis en écaille posée et piquée d'or, décoré de rinceaux, 
de fleurs et de quadrillages. Travail napolitain, xvii siècle. 

Haut., io cent.; larg., 17 cent. 

227 — Collier composé de boules d'agate blanche et de boules d'émail cloisonné du Japon. 

228 — Bague d'or du temps de Louis XV, avec chaton formant rosace et incrusté de rubis et 
de roses. 



MONTRES 



229 — Montre à répétition et à double boîtier. Le boîtier extérieur en or gravé est enrichi 
d'un portrait de femme peint sur émail et entouré de jargons. Le boîtier intérieur est en 
or et repercé à jour. Époque Louis XVI. 

230 — Montre à répétition en or de couleur ciselé à festons de fleurs et de laurier et portrait 
de jeune femme peint sur émail. Epoque Louis XVI. 

2'ii ■ — Montre en or gravé et émaillé en plein, décorée de deux figures dans un paysage. 
Epoque Louis XVI. 

232 — Montre analogue à celle qui précède. Celle-ci est décorée de deux figures de femmes 
dans un paysage. 

233 — Montre en or de couleur ciselé à festons de fleurs et médaillon portrait de femme 
peint sur émail. Epoque Louis XVI. 

2J4 — Petite montre en or ciselé et portrait de femme peint sur émail et encadré de jargons. 
Époque Louis XVI. 

235-237 — Trois montres analogues à celle qui précède mais plus grandes. 

238 — Montre Louis XVI à répétition en or de couleur ciselé et médaillon émaillé en plein 
d'après Boucher, sujet champêtre. 

2i() — Montre Louis XVI en or de couleur ciselé à trophées d'armes et à fleurs. Elle est 
enrichie d'un sujet champêtre peint sur émail. 

240 — Montre en or de couleur ciselé et médaillon peint sur émail en camaïeu et représentant 
un groupe de deux personnages. Époque Louis XVI. 



I 

i4' — Montre en or émaillé en plein à Meurs et nicJ.iill.jn. l'Amour prisonnier. 

242 — Montre Louis XVI en or émaillé, à figure de cavalier en camaïeu brun sur fond 
opalin. 

243 — Montre analogue à celle qui précède, décorée d'une figurine d'Amour. 

244 — Montre à répétition en or gravé, décorée d'un bouquet de Meurs ciselé en relief et se 
détachant sur un fond d'émail bleu. 

245 — Montre Louis XVI en or gravé, décorée d'une peinture sur émail encadrée de jargons. 

246 — Petite montre en or émaillé à fond bleu et figurines d'amours, avec entourage de 
demi-perles. Travail de Genève. 

247 — Montre en forme de pomme en or gravé et émaillé noir, décorée d'oiseaux, d'arbustes 
et de Meurs. Travail de Genève. 

.14* — Montre en forme de fruit à côtes en or gravé conservant des traces d'émail. Travail de 
Genève. 

249 — Jolie montre Louis XVI en or ciselé et guilloché, décorée de deux branches de laurier 
ém aillées bleu. 

250 — Jolie montre Louis XV en or gravé et guilloché à large rosace. 

25 1 — Montre Louis XVI en or de couleur ciselé à perles et trophée. 

ibi — Montre Louis XVI en or guilloché et couronnes de feuillages conservant des traces 
d'émail. 

a53 — Montre de forme octogone en cristal de roche, montée en argent émaillé dans le style 
du \vr siècle. 



ORFEVRERIE 



2:4 — Grande et belle cafetière en argent repoussé à Meurs et ornements et portant de- 
armoiries gravées. Travail anglais du xviir siècle. Collection de San Donato. 

Haut.. ." cent. 



-g5 - 

255 — Cafetière de même travail décorée d'ornements rocaille et de Heurs. Le couvercle est 
surmonté d'une fleur. Collection de San Donato. 

Haut., 23 cent. 

2 56 ■ — Vase en forme de balustre à deux anses et à couvercle surélevé en argent repoussé, à 
ornements et feuilles. Travail anglais. Collection de San Donato. 

Haut., 25 cent. 

257 — Sucrier ovale de style Louis XVI en argent à anses double serpent et décoré au pour- 
tour de figures de nymphes et de satyres. L'intérieur est en verre bleu. 

Haut., 12 cent.; larg., 22 cent. 

258 — Tourelle à pans et à clocheton surmonté d'une figurine de guerrier en filigrane 

d'argent, enrichie de figurines d'animaux et d'ornements-appliques en argent doré. 

Epoque Louis XIII. 

Haut., 36 cent. 

25g — Calice en argent repoussé et doré, décoré des figures et des emblèmes des évangélistes 
et a nœud décoré de cariatides ailées. xvn° siècle. 

Haut., 26 cent. 



MINIATURES ET EMAUX 



260 ■ — Boîte oblongue en écaille doublée et montée en or. Le dessus est orné d'une jolie 
peinture sur émail par Petitot, représentant un portrait de femme supposé être celui de 
la grande Mademoiselle. Cet émail est monté dans un cadre à réverbère en or. 

Haut, de l'émail, 18 millim.; larg., 10 millim. 

2b 1 — Miniature ronde sur ivoire, dans la manière de Hall. — Portrait de femme de trois 

quarts et tourné vers la gauche. Elle est vêtue d'une écharpe jaune et ses cheveux sont 

retenus par un ruban rouge. Cadre en cuivre gravé. 

Diam., 8 cent. 

262 — Grande et belle miniature ovale sur ivoire. — Portrait de la princesse Charlotte, archi- 
duchesse d'Autriche. Elle est vue à mi-corps et tient une lettre. Sa robe violette est cou- 
verte en partie par une écharpe blanche et ses cheveux sont retenus par des perles. Cadre 

en bronze à perles. 

Haut., 16 cent.; larg., i3 cent. 

2Ô3 — Miniature ronde. — Portrait de Guadet, célèbre Girondin qui fut exécuté à Bordeaux 
le 18 messidor an II avec Barbaroux et Salles. On lit à gauche, sur une pierre sur laquelle 

s'appuie le personnage : G. à Clémentine. 

Diam., 77 millim. 



,6 — 

264 — Miniature ronde sur ivoire. — Scène d'intérieur, composition de trois personnages en 

costumes du temps de Louis XVI. Elle est montée dans un cadre en or ciselé décoré de 
points d'émail blanc et placée sur une boîte ronde en écaille. 

Di.im Je la boite, No million. 

»65 — Jolie miniature ronde sur ivoire attribuée à CHARL1KR. — Nymphe nue accroupie dans 
un paysage et sortant de l'onde. Cadre en cuivre à perles et ruban. 

Diam., s.ins le cadre, 72 millim. 

— Jolie petite miniature ronde sur ivoire, du temps de Louis XV. — Portrait de jeune 
femme coiffée d'une l'anchon. Elle est montée sur une boîte ronde en écaille. 

Diana, de la immature, 2 1 millim. 

267 — Miniature ovale sur ivoire signée David. — Portrait de jeune fille, de trois quarts à 
gauche, vêtue d'une robe blanche et d'une écharpe multicolore. 

Haut., 10S millim.; lare,., 88 millim. 

268 — Médaillon rond peint sur émail et représentant une bergère Louis XV couchée dans 
un paysage. Près d'elle, un mouton et un Amour tenant un flambeau, xvitr siècle. 

In. mu.. 6 cent. 



2f>o — Miniature ovale. — Paysage avec figures mythologiques. Cadre noir rehaussé de 
dorure. 

I.arj:., S cent. 

270 — Miniature ronde sur ivoire. — Portrait d'enfant du temps de Louis XVI. 

Diam., 65 millim. 



PORCELAINES DE CHINE 



271 — Joli groupe en céladon bleu turquoise. — Personnage tenant un rouleau et monté à 
califourchon sur une carpe. Socle rocaille en bronze ciselé et doré de style Louis XV. 

Haut, totale, 27 cent.; larg., 21 cent. 



272 — Deux Chimères assises, en céladon bleu turquoise. — Elles sont montées sur des socles 
rocaille en bronze ciselé et doré de style Louis XV. 

Haut, total*, ig ^ciu ; larg., 27 cent. 



— 97 — 

273 — Deux très grands vases en porcelaine du Japon à décor bleu à fleurs et médaillons de 
paysages. Ils reposent sur des socles en bois sculpté. 

Haut, des vases, 91 cent.; haut, des socles, 63 cent. 



274 — Deux jolis sucriers cylindriques à deux anses et à couvercle plat, en ancienne porce- 
laine de Chine, décorés d'attributs et de fleurs en émaux de la famille verte. 

Haut., i5 cent. 

275 — Deux chiens assis, se faisant pendant, en ancienne porcelaine de Chine, à décor 
rouge. 

Haut., ->5 cent. 

276 — Deux Chimères assises, en porcelaine de Chine jaspée de bleu clair et de bleu foncé. 

Haut., 25 cent. 

277 — Animal assis, en grès émaillé vert sur terrasse bleue. 

Haut., 20 cent. 

278 — Petite coupe ronde à couvercle en porcelaine de Chine, fond vert gravé et décor de 
fleurs. Elle est garnie d'une monture en bronze doré. 

Haut, totale, i3 cent. 



PORCELAINES DE SAXE 



279 — Joli groupe de deux figures en ancienne porcelaine de Saxe. Suivant de Bacchus assis 
sur un tonneau; à ses pieds, un enfant emplit une gourde. 

Haut., 29 cent. 

280 — Joli petit groupe de deux figures en ancienne porcelaine de Saxe : Diane et Endymion 

figurés par des enfants. 

Haut., i3 cent. 

281 — Statuette en ancienne porcelaine de Saxe : le Charpentier. 

Haut., 22 cent. 

282 — Deux figurines en ancienne porcelaine de Saxe : Joueur de musette et Vielleuse 

assis. 

Haut., 14 et 12 cent. 

283 — Joli groupe de quatre figures en ancienne porcelaine de Saxe : la Cueillette des 

prunes. 

Haut., 27 cent. 

i3 



- 98 - 
:^4 — Grande figure de bergère debout tenant un morceau de musique. 



Haut., 



285 — Le char d'Apollon, en ancienne porcelaine île Saxe, traîné par trois chevaux en bronze 
doré et reposant sur un socle en bronze ciselé et doré. 

Haut., rj cent.; larg . ag cent. 

Groupe en ancienne porcelaine de Sa\e : l'Air, représenté par une figure de femme et 
deux entants. 

Haut., ni cent. 

2S7 — Deux groupes en ancienne porcelaine de Kronenburg, composés chacun de deux 
11 pires : bergers et bergères assis sous un arbre. 

I lant.. i3 cent. 

288 — Deux assiettes à bords festonnés et découpés à jour, à Heurs, quadrillages et coquilles, 

en ancienne porcelaine de Saxe, décorées de bouquets de Heurs. 

Diara., iS cent 



PORCELAINES DE SEVRES 



28g — Belle écuelle ronde, à couvercle et avec plateau ovale en ancienne porcelaine de Sevrés 

pâte tendre, fond vert pomme rehaussé de dorure, et décorée de bouquets et de festons de 

Heurs. Époque Louis XV. 

Diam. de l'écuelle, 11 cent. 

Larg. du plateau, 13 cent. 

290 — Grande tasse à deux anses, à couvercle et large soucoupe en ancienne porcelaine de 
Sèvres pâte tendre, décorée de bandes de feuillages et de fleurs séparées par des filets 
bleus et des hachures et bandes de dorure. Époque Louis XVI. 

•2Mi — Tasse de forme arrondie avec soucoupe en ancienne porcelaine de Sèvres pâte tendre, 
à bord bleu pointillé et rubans d'or s'enroulant autour de deux filets carmin auxquels sont 
appendus des festons de Heurs. 

2' 11 — Tasse droite avec soucoupe en ancienne porcelaine de Sèvres pâte tendre, à fond bleu, 
décorée d'oiseaux et de feuillages rosés et à bandes d'ornements et feuillages au bord. 
Époque Louis XVI. 

- Tasse droite avec soucoupe analogue à celle qui précède. 

204 — Grande tasse droite avec soucoupe en ancienne porcelaine de Sèvres pâte tendre, 
décorée de zones d'ornements dorés sur fond pointillé bleu et entre-deux composé d'une 
couronne de Heurs. Epoque Louis XVI. 



— 99 — 

295 — Jolie assiette en ancienne porcelaine de Sèvres pâte tendre, décorée de bouquets de 
fleurs au centre et au marli. Les bords de cette dernière partie sont émaillés bleu tur- 
quoise rehaussé de dorure et décorés de festons de perles. 



296 — Assiette en ancienne porcelaine de Sèvres pâte tendre, décorée au fond d'ornements et 
d'une couronne de feuillages. Le marli présente des ornements en couleurs sur fond 
violacé. 

297 — Assiette analogue à celle qui précède. Celle-ci offre au centre un médaillon de fleurs 
sur fond amarante. 



298 — Assiette en ancienne porcelaine de Sèvres pâte tendre, décorée au centre et au marli 
de fleurs, de groupes de fruits et d'oiseaux placés entre des couronnes de feuillages se 
détachant en or sur fond bleu. 



299 — Assiette de même porcelaine décorée de roses et de pensées placées entre des couronnes 
de feuillages d'or sur fond bleu. 

300 — Pot à pommade avec couvercle surmonté d'une fleur, en ancienne porcelaine de 
Sèvres pâte tendre, fond bleu à œils de perdrix d'or et médaillons bouquets de fleurs. 

Haut., 12 cent. 



3oi — Deux sucriers oblongs et à lobes avec plateaux en ancienne porcelaine de Sèvres pâte 
tendre, décorés de jetés de fleurs et à filet bleu au bord rehaussé de dorure. 
t 

3o2 — Sucrier de même forme avec plateau en ancienne porcelaine de Sèvres pâte tendre, 
décoré d'une large bordure à œils de perdrix en bleu rouge et or et à réserves contenant 
des roses. 



3o3 — Tasse droite avec soucoupe en ancienne porcelaine de Sèvres pâte tendre, décorée 
d'une large bordure à festons de roses sur fond violacé à œils de perdrix. Epoque 
Louis XVI. 



304 — Tasse droite avec soucoupe en ancienne porcelaine de Sèvres pâte tendre, décorée de 
quadrillages de roses et de feuillages placés entre deux bandes de rinceaux d'or. Epoque 
Louis XVI. 

305 — Pied de jardinière en ancienne porcelaine de Sèvres pâte tendre, à ornements découpés 
à jour et à médaillons de paysages sur fond vert pomme rehaussé d'or. Cette pièce a été 
montée en encrier en bronze. 



3o6 — Pot à eau en vieux Sèvres pâte tendre, fond vert pomme et médaillon de fleurs. 



— lOO — 



307 — Êcuelle el assiette en porcelaine tendre, à œils de perdrix d'or sur fond bleu, médaillons 
d'oiseaux et couronne de (leurs. 



3o8 — Deux compotiers carrés à contours en porcelaine tendre à large bordure bleu de roi, 
rehaussée de branches de fleurs et de feuillages en or. Au fond, quatre oiseaux volti- 
geant. 



OBJETS VARIES 



3og — Hausse-col de la fin du xvr siècle, en cuivre rouge repoussé, représentant des cavaliers 
et des guerriers combattant. 

3io — Figure de Vierge assise en bronze gravé et doré. Son trône en bois sculpté est enrichi 
de tètes de chérubins et d'ornements en bronze doré, xvr' siècle. 

Haut., |i cent.; larg., 2S cent. 

3 1 1 — Petite clef en fer à tète formée de deux oiseaux fantastiques accolés et placés debout 
sur un chapiteau composite. 

3 12 — Deux petits vitraux, l'un d'eux portant la date de 1640 et l'autre de 1(141. Le premier 
représente la Vierge et L'Enfant Je^us, le second un souverain assis tenant la croix. Chacun 
d'eux porte des armoiries. 

Haut.. 33 cent.; larg., 21 coin. 

• 3 1 3 — Groupe de deux figures en bronze : Diane et Endymion. Italie, xvr - siècle. 

Haut., sans le socle en bois noir, 41 cent. 

3 14 — Deux statuettes d'Hercule debout en bronze doré. Chacune des figures s'appuie d'une 
main sur les armes parlantes des Scaliger. Italie, xvi c siècle. 

Il ait.. 3l cent. 

3x5 — Petit boîtier d'horloge en cuivre gravé, doré et repercé à jour, surmonté d'une figurine 
de guerrier et reposant sur un pied à balustre et à quatre lions couchés en cuivre doré. 
Cette pièce est garnie d'un mouvement de montre. Kpoque Louis XIII. 

Haut , l3 cent. 



3iô — Médaillon rond en bronze ciselé et doré. Il encadre un buste-applique en cire peinte, 
supposé être celui de La Fayette en costume militaire du temps de Louis XVI. Au revers 
se trouvent des lettres enlacées. 



— IOI — 

3 17 — Flambeau en cuivre composé de quatre figures grotesques et d'un animal fantas- 
tique. 

3 18 — Pendule à cage de style Louis XVI, en bronze ciselé et doré au mat. 

319 — Deux bras-appliques du temps de Louis XVI, à trois lumières en bronze doré, ornés de 

rangs de perles et de draperies. 

Haut., 47 cent. 

320 — Trois anciens jeux de cartes. 

32i — Poire à poudre en bois avec long goulot, garnie en argent repoussé à fleurs et animaux. 
Travail oriental. 

322 — Vase de la Basilicate en terre peinte à figures rouges sur fond noir. 

Haut., 35 cent. 

323 — Petite boîte de miniaturiste, en ivoire montée en argent. 

Long., 1 1 cent. 

324 — Divers vêtements ayant appartenu à Napoléon I er . 

325 — Jeu de loto du temps de Louis XVI, avec cartons peints à la gouache. 

326 — Deux coqs debout en émail cloisonné de la Chine. Décorés au naturel. 

Haut., 38 cent. 

327 — Bas-relief en cire rose appliqué sur ardoise : la Folie et l'Amour. Epoque Louis XVI. 
Il est monté dans un médaillon en bronze doré au mat, surmonté d'un ruban. 

Diam., 22 cent. 

328 — Petite plaque ovale en hauteur. La Vierge et l'Enfant Jésus, peinture sur émail. 

xvii siècle. 

Haut., 90 millim.; larg., 65 millim. 

329 — Miniature sur vélin de forme contournée. Portrait du roi Louis XV, portant l'armure 

et un manteau fleurdelisé. 

Haut., 53 millim.; larg., 70 millim. 

330 — Deux petites jardinières rondes reposant sur trois pieds bas en émail cloisonné du 
Japon. 

33 1 — Boîte ronde à compartiments en émail de Canton à fond bleu clair et médaillon de 
fleurs peintes sur le couvercle. 

332 — Quatre groupes et statuettes en bois sculpté et peint du xvi c siècle. Figures de Vierge 
et de saints personnages debout. 



lu: 



MEUBLES 



333 — Grande bibliothèque en marqueterie de cuivre sur bois, fermant à deux portes vitrées 
et garnie de quelques ornements de bronze doré. Époque Louis XIV. 

Haut . •_• m. 60 cent.; larg., 1 m. («cent. 

334 — Joli medaillier formant chiffonnier et armoire, en marqueterie de bois de rose .1 vase de 
Heurs et ornements et à dessus de marbre très épais. Époque Louis XVI. 

Huit.. 1 m. 84 cent.; larg., 70 cent 

335 — Petit meuble d'entre-deux fermant à une porte et à tiroir, en bois de placage et à dessus 
de marbre. Epoque Louis XV. 

Haut., 97 cent.; larg., 66 cent. 



336 — Petit bureau à dos d'âne en bois de placage. Époque Louis XV. 



Larg., 80 cent. 



33j — Petit cabinet en laque burgauté, avec porte à battant. 



Haut., 3o cent.; larjj.. 1 < cent. 



338 — Bureau à dos d'âne en marqueterie de bois à médaillon et festons de laurier. Il est 
surmonté d'une vitrine à quatre vantaux ouvrant à coulisses. Travail hollandais du temps 
de Louis XVI. 

Haut., 2 m. 35 cent.; larg., 1 ni. 12 cent. 

3 Jy — Deux fûts de colonne en acajou avec cannelures et moulures en cuivre poli. 

Haut.. 1 m. 17 cent. 

340 — Quatre fauteuils Louis XIV en bois sculpté foncés en canne. 

341 — Deux fauteuils analogues à ceux qui précèdent, couverts en vJours grenat. 

J42 — Table à jouer la bouillotte, en acajou, à moulures de cuivre poli. Époque Louis XVI. 

Diam., 1 m. 6 cent 



343 — Deux gaînes carrées en marbre rouge de Flandre, avec chapiteaux en marbre de 
couleur. 

Haut., 1 ni. tS cent. 



— io3 — 

344 — Petite console Louis XVI de forme cintrée, en bois d'acajou, garnie de cuivre et à 

dessus de marbre. 

I.arg., 65 cent. 

345 — Coffre-fort en fer à deux corps, de Haffner. 

346 — Bahut en bois sculpté ouvrant à deux portes et décoré de rinceaux et d'oiseaux. 

Larg., 1 m. 57 cent. 

347 — Deux petits bahuts flamands fermant à une porte en bois sculpté et montés sur un 
support à quatre pieds tournés. 

Haut., 1 m. 57 cent.; larg., 75 cent. 

348 — Deux petites étagères encoignures en bois sculpté à colonnettes détachées. 

Prof., 35 cent. 

349 — Deux étagères de suspension formant armoires en marqueterie de bois à fleurs. 
Époque Louis XV. 

350 — Glace à fronton de style Louis XIII, avec cadre plaqué d'écaillé et garni d'appliques 
en cuivre estampé. 

35 1 — Bahut en bois sculpté à quatre portes en bois sculpté et enrichi de colonnes-appliques. 
Travail flamand. 

Larg., 1 m. 60 cent. 

352 — Secrétaire droit du temps de Louis XVI, en bois de rose et garni de bronzes 
dorés. 

353 — Glace à fronton du temps de Louis XIV, avec cadre à compartiments en bois sculpté 
et doré. 

I.arg., 80 cent. 

354 — Meuble de salon en bois de noyer couvert en tapisserie au point à fleurs et ornements. 
Il se compose de deux canapés et quatre chaises. 

355 — Fauteuil en bois sculpté couvert en tapisserie au point à ornements verts sur fond 
blanc. 

356 — Cartonnier moderne en bois sculpté. 

357 — Cinq chaises en bois sculpté foncé en canne. 

358 — Petite commode Louis XVI en bois de rose à dessus de marbre de forme cintrée. 



— 104 — 
35g — Glace avec cadre en bois sculpté et doré du temps de Louis XVI. 

3t>o — Autre glace avec cadre en bois sculpté et doré du temps de Louis XIV. 

36i — Console en bois sculpté et peint en blanc à pieds carrés. Travail de la tin du 
wur siècle. 



FAÏENCES diverses et porcelaines 

(supplément) 

362 — Potiche à pans et à couvercle en ancienne faïence de Delft, à décor bleu de style 
chinois. 

Haut., 43 cent. 

363 — Fontaine d'angle en faïence moderne décorée de fleurs. 

364 — Bannette à deux anses en ancienne faïence de Rouen, décor polychrome à fleurs et 
ornements rocaille. 

I.arg., 43 cent. 

365-370 — Douze plats ronds en ancienne faïence de Delft à décor bleu, variés de dimen- 
sions. Ce lot sera divisé. 

3yi — Plaque cintrée à sa partie supérieure en faïence de Mousticrs, à têtes de chérubins en 
relief et encadrement à décor bleu. 

372 — Petite jardinière à deux anses en ancienne faïence de Nevers à décor bleu et 
manganèse. 

373 — Bouteille forme gourde en faïence de Delft à décor bleu. 

374 — Deux coupes à fruits et quatre plateaux de même faïence à décor bleu. 

375 — Compotier à bords festonnés en vieux Rouen, décor polychrome au carquois. 

376 — Jardinière cintrée de même faïence, décor à la corne. 



377 — Fontaine formée d'un buste de saint personnage en terre émaillée brun et vert. 



— I<>5 — 

378 — Plat rond à décor polychrome représentant au centre le sujet d'Hercule enfant 
étouffant les serpents. 

379 — Deux réchauds et deux légumiers oblongs à couvercle, en porcelaine de l'Inde à 
décor bleu. 

380 — Jardinière ronde avec plateau en céladon vert d'eau de la Chine à fleurs gaufrées en 
relief et émaillées blanc. 



BRONZES 

38 1 — Deux appliques à deux lumières en bronze ciselé et doré, ornées de guirlandes 
de fleurs et surmontées de vases. Epoque Louis XVI. 

Haut., 47 cent. 

382 — Petit lustre flamand en cuivre jaune à douze lumières. 

383 — Lustre analogue à celui qui précède. 

384 — Deux garnitures de pelles, pincettes et balai en cuivre jaune. Travail flamand. 

385 — Garde-cendre en cuivre jaune repoussé à ornements et fruits et portant le double aigle 
d'Allemagne. 

386 — Pendule Louis XVI en marbre blanc et bronze doré au mat, modèle à pilastres et 
enrichie de médaillons en biscuit à fond bleu. 




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